Culture

Musée de la photographie – Les splendeurs des rizières de la ville illustrées

Narindra Ramboasalama convie le public à discuter des valeurs des rizières  dans la capitale.

Dans le cadre d’un rendez-vous unique pour les férus d’histoire, avides de découvertes et se plaisant à entreprendre un voyage dans le temps, au cours d’un récit ou d’une rencontre, le « Café histoire » initié par le Musée de la photographie d’Andohalo nous invite à discuter des « Rizières dans la ville, patrimoine et identité» le samedi 13 juillet à 10h.

Prenant l’aspect d’une conférence-débat, mais jouant avec la proximité avec l’intervenant, cette rencontre, initiée par la jeune Narindra Ramboasalama, diplômée en Architecture de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles France, sera l’occasion de discuter de la valeur de ces rizières. Au fil des décennies, elles ont forgé l’identité propre de la Ville des Mille.

« Antananarivo reste une ville authentique qui n’a rien à envier aux grandes villes occidentales, et ses rizières contribuent à forger sa légende. Ainsi, il me tient à cœur qu’on les préserve et qu’on les valorise, car elles font aussi partie intégrante de notre culture », affirme Narindra Ramboasalama.

Devoir de mémoire
Devenant partie intégrante de notre patrimoine et représentatives de la beauté de la ville, discuter des valeurs de ces rizières apparaît comme une bonne initiative de la part de la jeune femme. Une initiative entre autres saluée par le chanteur Bekoto du groupe Mahaleo, qui a toujours mis un point d’honneur en tant qu’artiste à souligner les valeurs de la nature, aussi bien de la faune que de la flore. L’artiste sera présent à cette conférence-débat.
Le temps de ce « Café histoire », Narindra Ramboasalama se plaira aussi à exposer à l’assistance une série de photographies inédites, illustrant ces rizières qui magnifient la ville.

« Les rizières que j’ai photographiées illustrent une richesse qu’on a sous les yeux. Je vous invite donc à regarder la ville autrement, et ne pas s’arrêter à cette étiquette d’une ville pauvre et insalubre qu’on essaie de nous accoler, mais plutôt d’inviter les habitants à explorer, à valoriser et à chercher ce qu’il y a derrière ces images-là», confie la jeune femme.

En outre, cette manifestation constitue aussi une sensibilisation, voire une mise en garde contre une certaine forme d’urbanisme agressive qui gagne en ampleur actuellement et qui détériore l’identité même de la Ville des Mille. Ces « Rizières dans la ville » sont l’essence qui fait vivre la cité en soi, ainsi que ses habitants.

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