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Gouvernement de Christian Ntsay – Remaniement et évaluation incontournables

Le premier gouvernement Rajoelina changera-t-il de visage six mois après ?

Les six mois accordés aux ministres du gouvernement de Ntsay Christian s’achèvent ce 25 juillet. Le président Andry Rajoelina maintient sa parole de faire une évaluation à chacun des membres afin d’atteindre l’objectif de développement.

Le remaniement du gouvernement est incontournable. Le président Andry Rajoelina lui-même l’a confirmé lors de sa descente dans le Fokontany d’Ankorondrano Andranomahery, hier.

La présence de la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale justifie l’initiative du chef de l’État de procéder à la nomination d’un Premier ministre. « Pensons d’abord à la nomination du Premier ministre, puis après l’on changera de gouvernement », explique le Président devant la presse.
Le remaniement du gouvernement arrive à point nommé du fait que la phase d’évaluation de chacun des mem­bres du gouvernement s’approche. Le premier semestre imposé, tout au début de la nomination des ministres le 25 janvier s’achève effectivement le 25 juillet.

Qui succèdera alors à Christian Ntsay ? La question alimente, cette fois, les fils d’actualités après la proclamation officielle des résultats des législatives, mardi. Aucun nom des premiers ministrables n’est pour l’instant dévoilé.

Les observateurs estiment que les députés de la coalition « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina », (IRD) sont bien placés à ce sujet en tant que majoritaires à Tsim­bazaza. Mais, eux non plus, selon un député élu à Toliara II, ne sont pas encore au courant du profil du futur Premier ministre qu’après la réunion prévue se tenir avant la session extraordinaire.

Contrat-programme. C’est la qualification des engagements des ministres depuis leur entrée en fonction.

Sans état d’âme
Un délai d’un an leur a été prescrit pour accomplir la mission axée sur le développement. L’objectif du président de la République de concevoir dans un maximum les résultats escomptés devrait être exécuté à tout prix dans tous les domaines.

Cependant, une évaluation au bout du premier semestre a été édictée afin de constater les efforts de chaque ministre. « Nomination du Premier ministre d’abord, évaluation des ministres après ». Ces propos sont du président Andry Rajoelina lors de l’inauguration du quartier pilote dans le Fokontany d’Ankoron­drano Andra­nomahery.

Accompagné de quelques membres du gouvernement et avec comme invité surprise pendant la cérémonie le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina, le président Andry Rajoelina a rappelé que l’évaluation après six mois d’activité tient toujours. « Je l’ai déjà dit, les ministres seront évalués en fonction de leur compétence et de leur expérience en terme de bonne gouvernance. L’étape vise à observer ceux qui se sont référés aux engagements et les objectifs à atteindre ».

À entendre l’explication du chef de l’État à Ankoron­drano, la phase d’évaluation sera appliquée à tous les membres de gouvernement sans état d’âme. Ceux qui correspondent aux critères exigés dans le contrat-programme seront admis à continuer le deuxième semestre. Tandis que ceux qui font preuve de défaillance pourront probablement s’attendre à « un remerciement ».

Ce sera, en quelque sorte, une sanction pour les ministres qui ont manqué à leurs obligations au sein de leur département. D’après les analystes politiques, le repêchage au remaniement est inattendu du fait que la culture d’excellence faisait partie des critères exigés lors de la première sélection.

 

5 commentaires

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  • La bonne gouvernance rien que la bonne gouvernance . Il faut éviter tout excès de « voyeurisme » dans la conduite des affaires de l’état . La république doit obéir à des règles démocratiques élémentaires dans un régime semi-parlementaire à savoir un gouvernement respectant la majorité parlementaire et un premier ministre issu également de cette même majorité. Il sera nommé par le président de la république suivant les dispositions de la loi fondamentale . L’équilibre régional et la technicité restent des critères intangibles. Toutes ces scènes grotesques de dépôts de CV n’ont plus lieu d’être . Pierre HOULDER directeur des affaires politiques à la présidence a toujours qualifié de « HAFAHAFA » certaines situations burlesques durant le régime Rajaonarimampianina .

  • Le critère fondamental est l’équilibre des chances et des sens, et des intelligences.
    Si le Président de la république est originaire du centre du pays (plus de la moitié de la population de Madagascar), le Premier Ministre doit obligatoirement être d’origine des côtes. L’équilibre national est indispensable sur la question d’origine de la responsabilité nationale. Aujourd’hui encore c’est d’actualité.
    Et vis versa si c’est le contraire. président de la côte, Premier ministre du centre du pays.
    Et la question du mérite se pose, par différentes tractations concertées .

  • La nomination des ministres, en dehors de celle du Premier ministre, n’est pas un pouvoir propre du chef de l’État. Les membres du Gouvernement sont nommés par décrets présidentiels contresignés par le Premier ministre.donc, c’est normale si c’est incontournable mais importe que le premier ministre est digne de sa poste.

  • En tout cas celui-ci travail mieux que celui d’avant et celui du Marc Rvalomanana !Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat public électif, de toute fonction de représentation professionnelle, de l’exercice de toute fonction au sein d’institutions religieuses, de tout emploi public ou de toute autre activité professionnelle rémunérée.

  • C’est nécessaire de faire cette évaluation pour pouvoir visionner les objectifs qui ne sont pas atteints et de mettre en exergue ceux qui ont été conclus pendant ce six mois. Aujourd’hui on s’attend à une nouvelle initiative , six mois au pouvoir comme le président à promis il faut qu’il y a un clin d’œil sur le passé.