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Urgence – Les soldats du feu sollicités en permanence

Ravelotodiherisoa, sapeur-pompier stagiaire déterminée à aller jusqu’au bout de sa formation.

La journée mondiale des sapeurs-pompiers célébrée hier a été une occasion de mettre en exergue le métier de sapeur-pompier. Aussi difficile que soit le métier, les soldats du feu ne ménagent pas leurs efforts en cas d’urgence dans la capitale et ses environs.

Deux cent quatorze sapeurs-pompiers opèrent dans toute la capitale. Un nombre assez conséquent pour s’occuper des interventions d’urgences. « L’effectif et les moyens pour travailler ne sont pas suffisants, mais la CUA est en train de renforcer l’effectif des sapeurs-pompiers. Les nouveaux recrues appuieront ceux qui sont déjà actifs », indique le colonel Tiana Razafinamanahaka, chef de corps des sapeurs-pompiers.

Le délai d’intervention des sapeurs-pompiers sur les lieux d’urgence a été également mentionné. « L’intervention dépend essentiellement de l’appel que nous recevons. C’est par rapport à cet appel que nous intervenons au plus vite », enchaîne le chef de corps.

Les soldats du feu font face à de nombreuses difficultés, dont l’accès aux zones de sinistres, ou encore le manque de bouche d’incen­die. La capitale enregistre près de deux cent quarante huit bouches d’incendie mais seuls 40% sont fonctionnelles, selon le chef de corps. Près de 10% des appels reçus viennent du numéro 118. « Il est important d’appeler préalablement les sapeurs-pompiers dès le sinistre », conclut le Chef de Corps.

Le corps des sapeurs-pompiers intègre pour la première fois une promotion de femmes.

Actuellement quatre femmes font partie de la première promotion, dont le sapeur-pompier stagiaire Ravelotodiherisoa, 28 ans. Elle témoigne des challenges dans ce corps. « Certains membres de ma famille sont dans l’armée et mon frère est également dans ce corps. On m’a beaucoup parlé de ce métier et je l’ai trouvé attrayant », témoigne-t-elle. Comme ses collègues hommes, elle a suivi une formation de cinquante jours à Manjakandriana. Pour elle, la formation l’a bien forgée pour faire face à ce métier. « La formation militaire que j’ai eu m’a aidée pour affronter la pratique. Là-bas, on était habitué à s’exercer physiquement et mentalement aux défis auxquels nous faisons face », enchaîne-t-elle.

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