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Trafic d’or – L’instruction du dossier Afrique du Sud bouclée

Solofohery Razafindrakoto, procureur du second degré du PAC d’Antananarivo.

Le procès de l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud, en décembre 2020, se tiendra incessamment. Le parquet du PAC d’Antananarivo vient de boucler l’instruction du dossier.

Le dénouement? L’information est confirmée par Solofohery Razafindrakoto, procureur général du second degré du Pôle anti-corruption d’Anta­nanarivo (PAC). L’instruction du dossier concernant les 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud, fin décembre 2020, est bouclée.

La clôture de l’instruction implique que le procès devrait démarrer incessamment. À entendre le procureur Razafindrakoto, toutefois, le calendrier pour le début des audiences n’est pas encore défini. Ce qui est certain, c’est que l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud, ne fera pas partie de celles qui seront en lice durant la prochaine session de la Cour criminelle du PAC d’Antana­na­rivo, qui va démarrer le 23 mai. Ce dossier de trafic d’or sera jugé par le premier degré du PAC, c’est-à-dire en première instance étant donné qu’il s’agit d’une affaire correctionnelle, explique le magistrat.

L’affaire des 73,5 kilos d’or a défrayé les chroniques au début de l’année 2021. Ceci suite à une annonce faite par les autorités sud-africaines. Elles ont saisi une cargaison d’or dans un des bagages des passagers d’un vol spécial venant de Madagascar, qui a atterri à l’aéroport OR. Tambo de Johannesburg. Les trois passagers de l’avion considérés comme des contrebandiers d’or présumés sont depuis en détention dans les geôles sud-africaines à Johannesburg. Cette information a déclenché l’ouverture d’une enquête dans la Grande île.

Depuis le début de l’enquête, à Madagascar, vingt-quatre personnes sont sur la liste des accusés. Quinze sont en détention préventive.

Cerveaux

Une foule d’accusés devrait donc se présenter devant la barre du PAC d’Antananarivo, dont l’ancien directeur de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), lui aussi happé par le dossier, lorsque le procès démarrera.

Il a fallu plus d’un an pour boucler l’instruction de l’affaire de la tentative d’exportation illicite d’or déjouée par les autorités sud-africaines. Selon les indiscrétions, l’arrestation aux Comores, suivie de l’extradition de deux présumés trafiquants d’or, le 13 janvier, ont accéléré les investigations. Le procureur Razafindrakoto indique, toutefois, qu’il n’y a pas eu de nouvelles arrestations pour l’affaire des 73,5 kilos d’or.

Les deux extradés des Comores, à savoir Faizara Pacheco Azali et Stenny Andrianantenainambinintsoa, ont été arrêtés à Moroni, le 28 décembre, avec une cargaison de 49 kilos d’or, qui au final serait 50 kilos. Leur mode opératoire est similaire à celui des trois larrons en détention en Afrique du Sud. Tout comme la destination des métaux précieux, Dubaï. Il s’avère, d’autant plus que ces deux présumés trafiquants figurent dans la liste des personnes recherchées dans le cadre de l’enquête sur l’affaire des 73,5 kilos saisis à l’aéroport de Johannesburg, en décembre 2020.

Le procureur du second degré du PAC précise, justement, que l’entité judiciaire anti-corruption a placé Faizara Pacheco Azali et Stenny Andrianantenainambinintsoa, dans le cadre de l’affaire des 73,5 kilos d’or. Concernant l’or saisi aux Comores, c’est le tribunal de première instance d’Antananarivo (TPI), qui prend en main l’affaire. «Les enquêtes menées par la police des mines et la douane n’ont pas indiqué de faits qui sont de la compétence du PAC», explique Solofohery Razafindrakoto.

L’instruction du dossier de l’or saisi aux Comores serait toujours en cours. Pour en revenir à l’affaire des 73,5 kilos de métaux précieux saisis en Afrique du Sud, le procès va donc démarrer sans attendre l’extradition des trois principaux accusés, toujours détenus à Johannesburg. Le rapatriement de l’or qui devrait servir de pièce à conviction est toujours en suspens, également. Etant donné qu’il n’y a pas de nouvelles arrestations, les cerveaux du réseau de trafiquants ne feront, également, pas partie des personnes jugées.

Lors d’une conférence de presse, le 17 janvier, au sujet de l’or saisi aux Comores, Herilaza Imbiki, ancien ministre de la Justice, a affirmé que les cerveaux du réseau de trafiquants d’or, y compris l’affaire des métaux précieux saisis en Afrique du Sud, sont identifiés. Selon l’ancien garde des sceaux, il s’agit «d’un Malgache et d’un Arabe», qui résident à l’étranger. Leurs identités ne sont, toutefois, pas communiquées jusqu’ici. Le procès que compte programmer le PAC d’Antanana­rivo pourrait réserver quelques révélations.

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