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Sécurité – Branle-bas de combat contre le trafic de drogue

Le général Andry Rakotondrazaka, commandant de la gendarmerie face à la presse, hier.

L’EMMO-NAT a tenu une réunion trimestrielle, hier, au camp Ratsimandrava. Un des constats faits est que la prolifération de la consommation de drogues dures renforce l’insécurité.

Un fléau . L’Etat major mixte opérationnel au niveau national (EMMO-NAT), a tenu sa réunion trimestrielle, hier, au camp Ratsimandrava, à Andrefan’Ambohijanahary. Un rendez-vous à l’occasion de laquelle les hauts responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), ont fait le bilan de la situation sécuritaire du premier trimestre de l’année.

Un relent de l’insécurité autant en zone urbaine que rurale est constaté. En cause, selon les dires du général Andry Rakotondrazaka, commandant de la gendarmerie nationale, “la prolifération de la consommation des drogues dures ” . Un phénomène souligné, également, par le contrôleur général de police Danny Marius Rakotozanany, directeur général de la police nationale. Selon les deux hauts responsables des FDS, le trafic et la consommation de stupéfiants a le vent en poupe autant dans les localités urbaines que rurales.

“Nous allons prendre des mesures drastiques et immédiates pour mettre fin à ce fléau”, déclare le commandant de la gendarmerie nationale. De prime abord, la consommation de stupéfiants explique la violence, voire la bestialité de certains crimes.

Surveillance des ports

Elle pousse, également, les personnes dépendantes à s’adonner aux crimes, et larcins pour trouver de quoi se payer des doses. A entendre les explications du commissaire principal de police Tantely Ramamonjisoa, responsable du service de police de lutte contre les stupéfiants, le cannabis ne serait plus à la mode.

Interviewé par la radio Antsiva, le commissaire principal Ramamonjisoa indique qu’à Antananarivo, notamment, l’héroïne, la cocaïne, la méthamphétamine et l’ecstasy ont côte. Bien que le cannabis reste dans la liste des stupéfiants consommés, les jeunes surtout, se tournent de plus en plus vers les drogues dures et extrêmement addictives, en particulier l’héroïne. Cette drogue a déjà son petit nom dans le cercle des trafiquants et des consommateurs. Ils l’appellent “roro”, ou “rox”.

Jusqu’ici, pour Antananarivo, les zones considérées comme plaque tournante du trafic de drogues dures sont Antohomadinika et les 67 ha, ajoute le responsable du service de lutte contre les stupéfiants. Une méthode privilégiée par les trafiquants est d’attiser l’addiction des consommateurs. “Au début, les trafiquants proposent des doses gratuites. Après, lorsque vient la dépendance, le consommateur doit leur en acheter”, explique le commissaire principal Ramamonjisoa. En moyenne, le prix d’une dose d’héroïne serait entre 3.000 ariary et 4.000 ariary.

Durant la réunion de l’EMMO-NAT, hier, le général Rakotondrazaka a indiqué que la stratégie de lutte contre la prolifération des drogues dures, en particulier, est de bloquer les points d’accès dans le pays. Les surveillances et missions de renseignement dans les ports, même les ports fluviaux. La difficulté de surveiller les côtes et les voies fluviales donnent, cependant, une idée de l’ampleur de la tâche pour lutter contre la prolifération des drogues dures. D’autant plus que les responsables de l’EMMO-NAT soulignent que le fléau est en passe d’avoir une envergure nationale.

1 commentaire

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  • déjà que les forces de l’ordre ne savent pas faire appliquer les lois auprès de la population. alors s’attaquer au trafic de drogue c’est encore une utopie et faire un blabla complaisant aux oreilles des la pdte de L’ A.N.