La hausse de prix des denrées alimentaires semble irrépressible. La guerre en Ukraine aggrave une situation déjà compliquée par la crise sanitaire. Jusqu’où s’arrêtera la hausse de prix des denrées alimentaires ? Personne ne peut apporter une réponse à cette question cruciale pour le moment étant donné que de nouveaux paramètres apparaissent et n’augurent rien de bon pour pouvoir espérer une baisse. Depuis un an, les prix des principales denrées ont flambé. Les huiles végétales ont accusé une hausse record de 66% entre 2020 et 2022. Elles sont suivies par le maïs frappé d’une augmentation de 44%, du blé (31%), du sucre(30%), des céréales (27%), des produits laitiers (17%)… En termes plus clairs, l’huile de palme au départ de Malaisie coûtait 835 dollars par tonne métrique en janvier 2020 contre 1522 dollars en janvier. L’huile de soja valait 874 dollars par tonne métrique en janvier 2020 contre 1596 dollars en février. Le sucre blanc raffiné coûtait 400 dollars la tonne en janvier 2020 contre 550 dollars aujourd’hui. Des hausses qui se répercutent inévitablement sur les prix des produits importés dans les pays pauvres comme Madagascar frappé de plein fouet par cette inflation galopante. Le sucre est ainsi passé de 3000 ariary le kilo au début de l’année à 4 000 ariary actuellement sur le marché local. Le litre d’huile s’acquiert à plus de 10 000 ariary. Outre la crise sanitaire et le marasme économique qui l’accompagne, la hausse du coût du fret maritime a fait exploser les prix. Pendant la crise, des conteneurs ont été bloqués dans les ports chinois faute de marchandises. Comme l’offre ne suit pas la demande, le coût du fret maritime a été multiplié par trois, passant de 18 000 dollars en janvier 2021 à 30 000 dollars par jour pour les vraquiers de 15 000 à 40 000 tonnes qui transportent les PPN ( riz, ciment, sucre…) La FAO voit le pire Il y a également une forte importation chinoise en oléagineux et en céréales qui booste la demande et fait automatiquement augmenter les prix. La tendance est toujours à la hausse. La guerre en Ukraine complique bien évidemment la situation avec la suspension de la livraison de plusieurs produits comme les carburants, le gaz, le blé, les céréales. La hausse du baril de pétrole se répercute déjà sur le prix à la pompe en Europe et aux État-Unis. Et bien évidemment dans les pays pauvres. L’État vient de fixer le prix maxima des carburants sans en révéler le montant. Aujourd’hui le MICC va annoncer le plafonnement de certains produits de première nécessité pour juguler cette hausse des prix vertigineuse. Une initiative salutaire permise par la conjoncture mais on voit bien que les prix évoluent très vite sur le marché international. La FAO estime même que le pire reste à venir avec la flambée du prix de l’énergie et du fret maritime combinés à l’explosion des prix alimentaires. Les pays pauvres dépendant des exportations comme Madagascar sont menacés par une crise alimentaire sans précédent.
La hausse de prix des denrées alimentaires semble irrépressible. La guerre en Ukraine aggrave une situation déjà compliquée par la crise sanitaire. Jusqu’où s’arrêtera la hausse de prix des denrées alimentaires ? Personne ne peut apporter une réponse à cette question cruciale pour le moment étant donné que de nouveaux paramètres apparaissent et n’augurent rien de bon pour pouvoir espérer une baisse. Depuis un an, les prix des principales denrées ont flambé. Les huiles végétales ont accusé une hausse record de 66% entre 2020 et 2022. Elles sont suivies par le maïs frappé d’une augmentation de 44%, du blé (31%), du sucre(30%), des céréales (27%), des produits laitiers (17%)… En termes plus clairs, l’huile de palme au départ de Malaisie coûtait 835 dollars par tonne métrique en janvier 2020 contre 1522 dollars en janvier. L’huile de soja valait 874 dollars par tonne métrique en janvier 2020 contre 1596 dollars en février. Le sucre blanc raffiné coûtait 400 dollars la tonne en janvier 2020 contre 550 dollars aujourd’hui. Des hausses qui se répercutent inévitablement sur les prix des produits importés dans les pays pauvres comme Madagascar frappé de plein fouet par cette inflation galopante. Le sucre est ainsi passé de 3000 ariary le kilo au début de l’année à 4 000 ariary actuellement sur le marché local. Le litre d’huile s’acquiert à plus de 10 000 ariary. Outre la crise sanitaire et le marasme économique qui l’accompagne, la hausse du coût du fret maritime a fait exploser les prix. Pendant la crise, des conteneurs ont été bloqués dans les ports chinois faute de marchandises. Comme l’offre ne suit pas la demande, le coût du fret maritime a été multiplié par trois, passant de 18 000 dollars en janvier 2021 à 30 000 dollars par jour pour les vraquiers de 15 000 à 40 000 tonnes qui transportent les PPN ( riz, ciment, sucre…) La FAO voit le pire Il y a également une forte importation chinoise en oléagineux et en céréales qui booste la demande et fait automatiquement augmenter les prix. La tendance est toujours à la hausse. La guerre en Ukraine complique bien évidemment la situation avec la suspension de la livraison de plusieurs produits comme les carburants, le gaz, le blé, les céréales. La hausse du baril de pétrole se répercute déjà sur le prix à la pompe en Europe et aux État-Unis. Et bien évidemment dans les pays pauvres. L’État vient de fixer le prix maxima des carburants sans en révéler le montant. Aujourd’hui le MICC va annoncer le plafonnement de certains produits de première nécessité pour juguler cette hausse des prix vertigineuse. Une initiative salutaire permise par la conjoncture mais on voit bien que les prix évoluent très vite sur le marché international. La FAO estime même que le pire reste à venir avec la flambée du prix de l’énergie et du fret maritime combinés à l’explosion des prix alimentaires. Les pays pauvres dépendant des exportations comme Madagascar sont menacés par une crise alimentaire sans précédent.