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Immigration – Cinquante-deux femmes rentrent du Koweït

Une délégation a accueilli les femmes travailleuses du Koweït à Ivato.

Cinquante-deux femmes travailleuses à Koweït sont arrivées, hier à Ivato. Les témoignages restent forts.

Des témoignages émouvants sont toujours révélés par les femmes venues de Koweït, hier. Les formes de maltraitance ne se ressemblent pas. Certaines n’ont pas reçu leur salaire pendant des mois, d’autres ont été violées. C’est le cas de Rollande. Elle a travaillé deux ans au Koweït. Mariée et ayant des enfants, Rollande a voulu migrer dans ce pays pour les besoins de sa famille. Pourtant elle a changé deux fois d’employeur et a subi des tentatives de viol. « Le fils de mon patron entre dans ma chambre toutes les nuits et me force à avoir une relation sexuelle avec lui. Je pleure très fort et sa mère vient le voir tout de suite. Cela faisait cinq fois que ce jeune homme a tenté de me violer, mais je criais très fort et il ne se passait rien », raconte-t-elle. Arnolia, originaire de Toamasina a reçu de fausses accusations.

Elle en a assez et décide de rentrer au pays. « J’ai été accusée d’avoir volé trois sacs de riz dans la maison. Pourtant, les coins de la maison sont équipés de cameras de surveillance. Pourtant je ne l’ai pas fait. Le patron ne me laisse jamais et il touche même mon postérieur devant sa femme. Par peur d’être abattue par les enfants du patron, j’ai décidé de ne pas me lamenter. J’ai arrêté de travailler. Je me suis rendue à l’agence pour régler le contrat et je suis là maintenant», raconte Arnolia.

Réintégration sociale
Les femmes arrivées samedi 30 mars sont presque toutes rentrées chez elles après quelques séjours à Antananarivo. Ces cinquante- deux femmes reçoivent une assistance médicale. « Même si auparavant, des femmes travailleuses sont rentrées à Madagascar par leur propre moyen, ces vagues de femmes ont lancé un appel au Président de la République, Andry Rajoelina et ont été entendues. Elles ont été entendues au centre de refuge durant les procédures de rapatriement. Il n’existe aucune discrimination », explique Stéphanie Delmotte, directeur de cabinet de la Présidence de la République. Le deuxième volet de leur prise en charge concerne la réintégration sociale.

«Une grande partie du travail va consister dans la réintégration de ces personnes. La réintégration consiste d’abord à identifier quels sont les vulnérabilités, les besoins urgents en terme d’assistance médicale, en terme d’assistance psychosociale. Faire en sorte que ces jeunes femmes soient bien à nouveau dans leur corps, bien dans leur tête avant de passer dans la deuxième phase qui est le volet de réintégration un peu plus économique pour s’assurer qu’elles puissent prendre pied dans la société et jouer pleinement leur rôle qui est le leur en tant qu’agent dans leur communauté » , explique Daniel Silva y Poveda, chef de mission de l’Organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM).

 

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