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Garde à vue – Razaimamonjy croule sous les accusations

L’opératrice économique est maintenue en garde à vue par le Bianco, dans un endroit tenu secret. Son audition concerne plusieurs dossiers à charge.

Une casca­de. À en croire ce qui a été dit durant la conférence de presse d’hier, à Ambohibao, et les confidences de certaines indiscrétions, le Bureau indépen­dant anti-corruption (Bianco), aurait plusieurs dossiers à charge contre Claudine Razaimamonjy, opératrice économique réputée parmi les ténors du pouvoir.
La direction territoriale d’Antananarivo de l’organe anti-corruption a, en effet, convié la presse, hier après-midi, pour donner des explications sur les raisons de l’interpellation et de la « garde à vue », du boss de l’A&C hôtel. D’entrée, le général Benjamina Rato­voson, directeur territorial du Bianco Antananarivo a déclaré que l’action, du lundi, au Palais des sports, Maha­ma­sina, n’avait rien à voir avec l’affaire Ambo­himahamasina. Un dossier où la dame a refusé de répondre à deux convocations pour être auditionnée.
L’affaire Ambohimaha­masina est en instruction à la Chaîne pénale anti-corruption (CPAC), et le Bureau d’Ambohibao en a été dessaisi. « Il s’agit d’une toute autre affaire qui concerne plusieurs dossiers », a ajouté le général Ratovoson, qui renchérit : « Ces dossiers à charge pourraient augmenter ou se réduire selon l’évolution de l’enquête ». Aucun mot, toutefois, sur les chefs d’inculpations, ni le lieu où la baron- ne du parti « Hery vaovao ho an’i Madagasikara » (HVM), est gardée à vue.

Ballon sonde
« Elle est entre les mains de l’administration et dans de bonnes conditions », a seulement répliqué l’officier général. Arguant le secret de l’enquête, il a juste été dit, hier, que les charges se rapportent « au marché public, la construction de bâtiment ». Mettant en avant la complexité et la sensibilité de l’affaire, la défense de l’opératrice économique a, également, préféré s’abstenir de toute réaction, pour l’instant.
Les indiscrétions indiquent, cependant, que bien qu’il s’agisse d’un tout autre dossier, l’affaire est du même acabit que celle d’Ambohima­ha­masina. Lors du passage des trois prévenus devant la CPAC dans cette dernière affaire, le 30 novembre dernier, détournement de deniers publics, détournement de capitaux, favoritisme, usage de faux en écriture publique, abus de fonction ont été les chefs d’inculpations retenus par le juge. Il est probable, qu’en cas d’inculpation les charges invoquées contre Claudine Razaimamonjy s’y rapprocheront.
À en croire les révélations faites par le sénateur Riana Andriamandavy VII, beau-frère de Claudine Razaima­monjy, lorsqu’il a chargé le directeur général du Bianco, durant une séance plénière du Sénat, en décembre dernier, le sujet Ambohi­ma­hamasina n’est qu’un élément d’une affaire de suspicion de détournement de deniers publics et de favoritisme dans l’attribution de marché public concernant « treize communes ». Une source avisée confie que le Bureau d’Ambohibao a décidé de diviser l’affaire en plusieurs dossiers.
Étant le plus médiatisé des dossiers, Ambohimaha­masina a, « en quelque sorte servi de ballon sonde pour voir la réaction et le comportement des personnalités concernées », indique la source informée. « Nous avons procédé à l’interpellation d’hier [lundi] car, la dame a déjà refusé de répondre à deux convocations du Bianco », a été dit durant la conférence de presse d’hier, à Ambohibao.
À entendre le général Ratovoson, des responsables de collectivités décentralisées mais, également, de hauts responsables étatiques devraient être happés par les dossiers qui ont conduit à l’interpellation de Claudine Razaimamonjy. Un directeur auprès du ministère de l’Intérieur, a déjà fait partie des trois accusés déférés devant la CPAC, en novembre.

Garry Fabrice Ranaivoson

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