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Séquestration – Un Chinois décède et ses collègues sont écroués

Les collègues du Chinois se trouvent en prison, à Antanimora, depuis mercredi.

Soustrait de sa garde-à-vue de la police, à Anosy, pour être hospitalisé, un Chinois est décédé le 3 janvier. Ses collaboratrices ont été mises en prison mercredi.

ÉPOPÉE judiciaire. Un Chinois a rendu l’âme le 3 janvier, pendant que le traitement d’une pile de dossiers le concernant était en cours à la brigade criminelle, à Anosy. Il était mêlé dans des différends commerciaux depuis 2014 et soupçonné d’être le commanditaire d’un attentat à l’acide contre une ancienne vendeuse à la galerie Tia Shop.

Récemment en 2021, une famille ayant leur magasin dans l’immeuble commercial en question a porté plainte contre lui. Elle l’a soupçonné d’avoir tenté de kidnapper leur enfant à Itaosy.

Le ressortissant chinois, chassé de la grande boutique le 29 octobre 2021 pour application d’une décision de justice, a été arrêté. Des policiers sont ensuite venus l’interpeller dans un hôtel, le 19 novembre. Ils l’ont retenu dans les locaux de la direction de la police judiciaire.

Son enquête et sa garde-à-vue ont duré. Il serait tombé malade et avait besoin d’aller à l’hôpital. La procédure devait alors attendre. Le suspect a été admis dans un hôpital privé. Entre-temps, il a déposé une plainte réciproque, car il aurait été victime de séquestration, de vol de numéraire et de spoliation.

Derrière les barreaux

Presque deux mois plus tard, il a succombé au coronavirus, selon son dossier médical. Toutefois, sa famille et ses proches suspectent la cause du décès.

Faisant suite à sa plainte, une enquête a été diligentée et a abouti à l’arrestation de ses deux propres collaboratrices et une démarcheuse. Elles ont été présentées au parquet, mercredi, et renvoyées derrière les barreaux de la maison centrale d’Antanimora. D’autres individus sont toujours recherchés dans le cadre de cette affaire, a-t-on indiqué.

Le litige « Tia Shop » a fait couler beaucoup d’encre. Une série de procès avait eu lieu. Cela s’est soldé par l’expulsion du Chinois de la galerie commerciale. Il avait également fait l’objet d’une sanction administrative, celle de son expulsion du territoire par le ministère de l’Intérieur. Une mesure qui n’a jamais été appliquée, car il restait toujours au pays.

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