Economie

Mine – Les investisseurs étrangers scrutent le secteur

Les émissaires sont unanimes sur les efforts fournis par le secteur malgré la suspension qui survient

Le Japon, la Norvège, l’Afrique du Sud, les États Unis et la Corée du Sud ont envoyé leurs émissaires pour suivre de près l’évolution du secteur minier à Madagascar. Notamment à Ambatovy.

Pour se rassurer. C’est dans cette optique que quelques représentants des corps diplomatiques des pays d’origine de certains grands investisseurs miniers ont tenu à constater de visu la situation sur l’avancement des exploitations de la société Ambatovy, hier. Ainsi, trois ambassadeurs et deux chargés d’affaires, à savoir, Maud Vuyelwa Dlomo, Lim Sang-Woo, Ichiro Ogasawara, Stuart Wilson et Johan Meyer, respectivement ambassadeur d’Afrique du Sud, de la Corée du Sud, du Japon ainsi que le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis et chargé d’affaires à l’ambassade de Norvège, ont visité les installations industrielles d’Ambatovy à Toamasina. « Ambatovy représente le plus grand investissement étranger à Madagascar et sa contribution à l’économie malgache est énorme. À peu près, un quart des devises étrangères qui rentrent à Madagascar est gagné par Ambatovy. Et elle crée plus de neuf mille emplois à Madagascar. Pour le Japon, Ambatovy est devenu depuis 2015 son plus grand fournisseur de nickel. Actuellement, Ambatovy traverse une période assez difficile à cause du marché de nickel en berne. Le gouvernement japonais soutient Ambatovy à travers, par exemple, le prêt de la banque japonaise de la coopération internationale », a souligné l’ambassadeur du Japon. Une situation de berne que presque tous les opérateurs du secteur redoutent depuis quelques jours avec l’annonce de la suspension de la candidature de Madagascar en tant que pays respectant les normes de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI).
« En tant qu’un des pays engagés dans l’initiative, la Norvège déplore la situation qui menace le secteur entier. Cependant, les pourparlers peuvent être enclenchés afin de débloquer la situation. D’ailleurs, selon l’EITI, la situation de blocage n’est que temporaire », s’enthousiasme Johan Meyer, chargé d’affaires à l’ambassade du Norvège. Par ailleurs, au chargé d’affaires de déclarer que « les paramètres motivant cette suspension sont assez simples à modifier dès lors que l’engagement dans la politique de bonne gouvernance du secteur sera adopté ».

Transparence
D’un autre côté, au nouveau ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Fidinaivo Ravokatra de déclarer en marge d’une visite des spécialistes du secteur mine au sein de la Banque mondiale que « le ministère a pris les mesures qui s’imposent pour mettre fin à la suspension ». Pourtant, pour lever la suspension, près d’une quinzaine de recommandations a été émise par le secrétariat de l’EITI dont le plein engagement du gouvernement et de la société civile dans le processus de conformité EITI dans la bonne gouvernance et la transparence du secteur, une description claire de l’octroi des licences ou encore la divulgation publique des contrats et des licences, mais aussi et surtout que l’État honore le budget de fonctionnement du secrétariat exécutif de l’initiative au niveau national.