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Manandriana – Un brigadier enquêté pour la mort d’une femme

La police présente ses condoléances à la famille de la défunte.

Une femme de 32 ans est décédée après avoir été enfermée au commissariat de Manandriana, samedi. Un brigadier de police est cloué au pilori par sa famille. Du fil à retordre.

Le décès d’une mère de famille de 32 ans dans le district de Manandriana fait du bruit. Un brigadier de police est présumé responsable de sa mort. Il a été amené à Ambositra par l’équipe de la direction régionale de la sécurité publique (DRSP) pour être enquêté. La femme n’aimait pas que son mari boit de l’alcool. Or, elle l’a surpris avec le policier en train de se souler, vendredi, jour de l’an.

Sous le coup de la colère, elle l’a tancé. Sans ménagement, il aurait ensuite abreuvé le brigadier d’insultes. Elle aurait clamé que la police est un bon à rien. Le policier l’a alors enfermée au violon avant de faire un rapport à son supérieur qui était absent. Il n’aurait pas avisé son chef de cette détention au violon, mais seulement des injures que la femme aurait proférées contre la police nationale. La trentenaire se trouvait dans la cellule depuis midi. Elle a été relâchée vers 18 heures. La police lui a dit de revenir le lendemain.

Indigné

Le samedi 2 janvier, à 13h, la femme s’est présentée au bureau où elle aurait encore outragé et dédaigné la police. « Le brigadier l’a renvoyée dans sa cellule, pendant qu’il recevait une autre personne. Peu de temps après, elle a vomi du liquide blanc. Son beau-père l’a remarquée. Il a réclamé son évacuation immédiate vers l’hôpital. Elle a donc été amenée au centre hospitalier de base (CSB II) de Manandriana où elle a rendu l’âme dans les heures suivantes », raconte un responsable au commissariat local. La défunte a laissé deux orphelins. L’affaire a indigné la famille de la victime.

Le député et la police ont rapidement entamé une négociation auprès d’elle pour éviter un éventuel débordement. Le commissaire principal de police Heriniaina Mandiamanana, DRSP d’Amoron’i Mania, s’est rendu sur place pour s’entretenir directement avec elle.

Selon lui, « la police nationale n’est jamais de connivence avec le mal. La famille a complètement le droit dans ce qu’elle envisage de faire. En attendant, une mesure contre le mis en cause a immédiatement été prise ». La famille a pu discuter librement avec le DRSP qui est également venu présenter ses condoléances. L’évolution et le dénouement de cette affaire sont très attendus.

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