Faits divers

Acte de banditisme – Quatre cent civils tués l’année dernière

Des gendarmes alertés d’une attaque à main armée se rendent sur place.

Quatre cent personnes ont été abattues dans des centaines d’attaques à main armée suivies d’incendie recensées l’année dernière.

2018 ténébreuse. Les actes de banditisme ont fait tache d’huile dans le pays et sapé le moral, l’année dernière. Un bilan national récemment dressé par la gendarmerie révèle que quatre cent civils, dont cent trente-six malfaiteurs, ont trouvé la mort au cours des attaques à main armée parfois doublées d’incendie. Quatre cent vingt personnes ont été blessées, soit charcutées soit touchées par des projectiles, comme l’a décrit un officier supérieur.
Cette insécurité alarmante a saisi aussi bien les zones urbaines que rurales. Le cas de vol aggravé n’a cessé d’augmenter depuis 2016 où cinq cent quarante-quatre cas ont été répertoriés, faisant trois cent cinquante-trois morts. Le nombre de victimes a diminué l’année suivante, mais a culminé à nouveau en 2018. Les préjudices et la valeur des objets volés durant ces attaques sont estimés à 2 202 131 030 d’ariary, selon les précisions obtenues. « Presque à chaque cas, les bandits ont démoli et mis le feu à la maison de leur cible. Pour l’année dernière, près de sept cent soixante-cinq habitations ont été réduites en cendres à cause de cet incendie volontaire », a cité l’officier.

Série d’arrestations
La gendarmerie chargée de l’enquête sur ces actes criminels a opéré une série d’arrestations des auteurs principaux, ainsi que des complices. De minutieux travaux d’investigations l’ont permis.
Ces individus interpellés ont été traduits devant les Parquets près des tribunaux de première instance où cinq cent cinquante-huit d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt. Deux cent trente-sept autres ont bénéficié d’une liberté provisoire, suivant les informations judiciaires.
L’enquête sur ces affaires déférées tout au long de ces douze derniers mois est déjà clôturée, tandis que celle des anciens kidnappings se poursuivra cette année, de source auprès de la direction de police judiciaire de la gendarmerie. « Des arsenaux ont été saisis sur les brigands impliqués dans toute cette histoire. D’autres sont toujours à récupérer, c’est pourquoi la recherche continue », assurent-elles.
« Trente-deux armes de guerre, cent dix-sept fusils de chasse et quelques huit cents munitions ont été recouvrés en 2018 dans tout Mada­gascar », indique un officier général.

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