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Ambatolampy – Une cimenterie et une sucrerie d’ici 2023

Le président de la République lors de son discours hier à Ambatolampy

Le président de la République affirme qu’une cimenterie et deux usines de production de sucre seront opérationnelles en 2023, au plus tard. Des projets devant mener à l’autosuffisance pour ces deux produits.

L’autonomie par l’industrialisation. Cet objectif a été réaffirmé par Andry Rajoelina, président de la République, durant la cérémonie d’inauguration de l’extension de l’usine STAR, sise à Ambatolampy, hier.

« Produire localement ce dont le pays a besoin », est le leitmotiv étatique dans ses efforts pour concrétiser le 7e point des Velirano du chef de l’État, à savoir l’industrialisation de Madagascar. Un challenge martelé, hier. Dans ce sens, Andry Rajoelina a confirmé qu’une cimenterie et deux sucreries seront mises en place dans le pays. A entendre le discours présidentiel, ces usines devront être opérationnelles d’ici 2023.

« L’accord pour la mise en place d’une cimenterie est en cours de finalisation. Sa mise en place démarrera l’année prochaine et doit être impérativement terminée avant 2023 », affirme le locataire d’Iavoloha. Un impératif qui concerne aussi l’édification des deux sucreries, dont le partenariat y afférent serait déjà acté, à s’en tenir aux propos du Président. Les productions de ces nouvelles usines seront destinées à alimenter le marché local .

Dans son discours durant la XIXe conférence de l’Orga­nisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), le 29 octobre, le chef de l’État a soutenu que Madagascar mise sur l’industrialisation pour répondre aux besoins du pays. Il a ajouté, je peux déclarer aujourd’hui, avec satisfaction que d’ici 2023, Madagascar sera autosuffisant pour le sucre, la farine de blé, l’huile alimentaire et le ciment.

Pour Madagascar, produire localement dans le but d’être autonome sert aussi pour s’émanciper des aléas du marché international. Les conséquences s’en ressentent actuellement, sur le prix du ciment, par exemple. Concernant la cimenterie, le président de la République affirme que les Malgaches seront actionnaires à 50%. Dans ce sens, il ajoute que les actions de l’usine seront ainsi ouvertes aux citoyens malgaches et à la diaspora, moyennant un investissement allant entre 50 000 et 100 000 euros.

Pilier de la relance

Ce début du mois de décembre est vraisemblablement placé sous le signe de l’industrialisation. Un axe de travail démarré par le discours du président Rajoelina durant la conférence de l’ONUDI et qu’il a poursuivi, hier, et dont l’apo­gé sera le colloque pour l’industrialisation. Ce rendez-vous se tiendra à Antananarivo le 13 décembre, affirme le locataire d’Iavoloha.

Durant le colloque du 13 décembre, l’État, les industriels et les potentiels investisseurs vont cogiter sur la façon dont l’industrie pourra contribuer au développement du pays, indique le locataire d’Iavoloha. Il ajoute que les projets et secteurs clés, devant booster la marche vers l’émergence du pays et dans lesquels des investissements sont nécessaires, seront identifiés et décidés durant ce rendez-vous.

Dans son discours durant la cérémonie à Ambatolampy, hier, le président de la Répu­blique a rappelé le challenge étatique dans le domaine de l’industrialisation. Il s’agit de développer des industries stratégiques qui produiront les produits essentiels à la vie quotidienne de la population, indique-t-il. Il est également question de développer des chaînes de valeurs ayant un fort potentiel d’exportation. Le but est de faire émerger le label Vita Malagasy.

Comme le Président l’a soulevé durant la conférence de l’ONUDI, pour Mada­gascar, l’industrialisation est un pilier de la relance économique après la crise sanitaire. Outre viser l’autonomie et l’autosuffisance pour certaines denrées, notamment, l’ali­mentation, l’État mise également sur l’industrialisation pour créer massivement de l’emploi, pour absorber le chômage. Il soulève ainsi la portée du projet One district, one factory (ODOF), auquel s’ajoutent les pépinières industrielles.

« Le constat est qu’une petite usine entraîne la création de plusieurs emplois [des emplois directs et indirects] », affirme Andry Rajoelina. L’ODOF et les pépinières industrielles visent la transformation des produits locaux, notamment agricoles. Ce qui aura pour résultat de booster le système économique local. « Le plus important pour l’État, aujourd’hui, est la création massive d’emplois. C’est pour cela que nous encourageons les industries à s’installer dans le district », explique le Président.

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  • A part l’Agro-alimentaire, le secteur « Mines » est le secteur phare pour la relance économique. En grandes difficultés, ce secteur pourrait participer à la lutte contre le chômage en supprimant la note qui suspend les permis depuis 10 ans. Ce genre de problèmes est à l’origine des trafics en tout genre. Seule la région Sud-Ouest pourrait avoir une dizaine d’industries minières de grandes envergures, sans compter la possibilité du secteur agricole et de l’élevage. La pisciculture et l’aquaculture vont booster les économies régionales en cherchant du financement aux pays des BRICS.

    Nous suggérons de réhabiliter la cimenterie d’Amboanio à Majunga ,avant de créer d’autres. Pour le Sud, faire appel à Israël pour les usines de dessalement d’eau de mer, l’agriculture moderne, sans oublier l’agroforesterie comme ceinture verte afin de stopper le « tiomena »ect… ect . Faire participer le secteur privé Malagasy à ce grand défi est la meilleure solution.On ne peut être servi que par soi-même. L’aide financière de l’Etat est à prévoir dans ce sens.