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ENTREPRENEURIAT – Des jeunes se lancent dans des projets ambitieux

Les jeunes ont du potentiel à exploiter.

Une grande première dans la fabrication de produits cosmétiques, à Madagascar. Miora Nirifetra Andriambololona fabrique des produits cosmétiques à base de matière animale, à tout juste 25 ans.

Sa petite entreprise Myrrha produit des savons à base de bile de bœuf. Cette diplômée en Arome cosmétique phyto-médicament, de la mention Chimie de la faculté des Sciences de l’université d’Antananarivo a effectué des recherches sur ce liquide biologique, durant ses études. « J’ai pu vérifier qu’il s’agit d’un produit éclaircissant. J’ai commencé mon projet depuis l’an dernier», lance-t-elle, hier à Ankatso, dans le cadre de la remise de certificat de fin de formation en entrepreneuriat, organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Le projet de Miora Nirifetra Andriambololona avance à petits pas. Elle produit, actuellement, une dizaine de savons par mois. « Il y a de nombreux défis pour démarrer une entreprise. Mais j’ai appris par la formation sur l’entrepreneuriat que ces défis ne doivent pas être un blocage pour avancer. On ne doit pas, par exemple, attendre que le projet soit majestueux, qu’il y ait de grands financements, pour commencer», enchaine cette jeune entrepreneure. Elle ambitionne d’intégrer le formel, d’avoir sa propre usine et des points de vente.

Chômage

Cent vingt cinq jeunes ont déjà bénéficié de cette formation organisée par l’Unesco, depuis l’an 2021, dont les vingt-cinq, cette année. En plus de la formation, les récipiendaires bénéficient d’un fond d’appui de 400 000 ariary. Une dizaine d’entreprises ont vu le jour, depuis, à savoir, une entreprise de recyclage d’eau en eau potable, de création de farine infantile, de fabrication de produits cosmétiques à base de matière animale. « L’objectif est d’inciter les jeunes à créer des entreprises pour lutter contre le chômage», précise Tahiry Randriamanalina-rivo, chargé de projet, secteur éducation, de la Commission nationale malgache pour l’Unesco. Certains jeunes manqueraient de goût de risque et veulent changer de projet, au fil du temps.

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  • Il faut encourager ce genre d’initiative vue le contexte dramatique du chômage des jeunes ! Les start-up pilotés politiquement par le régime comme le fihariana » ne seront pas viables avec l’alternance au pouvoir…