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Importation de riz – Encore une nécessité, selon Andry Rajoelina

Le  riz  importé  sert  à  faire  baisser  le  prix  et  combler  le  gap  de  la  production  locale.

Comme solution d’urgence à l’instabilité du prix du riz, l’État a décidé de miser sur l’importation. Une cargaison de 17 000 tonnes a débarqué au port de Toamasina, vendredi.

Une solution d’urgence. C’est ainsi que Andry Rajoelina, président de la République, présente la décision étatique de procéder à une importation massive de Produits de première nécessité (PPN), afin de lutter contre l’inflation.

Dans ce sens, un navire transportant une cargaison de 17 000 tonnes de riz, est arrivé au port de Toamasina, vendredi.

Le locataire d’Iavoloha s’est réservé la primeur d’annoncer l’arrivée de cette cargaison de riz. Il en a fait part dans son discours à Tolagnaro, samedi, en ajoutant qu’une partie de cette cargaison sera, immédiatement, acheminée vers les localités du deep south.

« Ce riz sera vendu à bas prix, à un prix accessible à tous », déclare le président de la République. Dans une publication faite sur sa page Facebook, la société State procurement of Madagascar (SPM), indique qu’elle a importé un peu plus de 13 000 tonnes, des 17 000 tonnes de riz arrivées, vendredi.

La cargaison de riz qui a débarqué, vendredi, a été acheminée par un bateau baptisé Polaris Z. Selon la publication de la société SPM, un peu plus tôt, la semaine dernière, un navire du nom de Greener est arrivé à Toamasina, avec 27 000 tonnes de riz à son bord, dont 5 000 tonnes importées par ses soins.

Trois semaines auparavant, un bateau baptisé Doodle, transportant 12 000 tonnes de riz, a jeté l’ancre dans les eaux du Grand port.

Pas de monopole

L’importation massive de PPN pour lutter contre la hausse du coût de la vie a été annoncée par Andry Rajoelina, à son arrivée à l’aéroport d’Ivato, le 27 septembre. De retour de son voyage à New York, où il a pris part au sommet des Nations Unies, le chef de l’État a déclaré que l’État a décidé d’affréter vingt bateaux de PPN.

Il a, notamment, parlé de riz et de sucre. À Tola­gnaro, le locataire d’Iavo­loha a évoqué le ciment dont le prix s’envole, également.

La décision étatique de miser sur l’importation pour renverser l’inflation galopante s’est heurtée à des railleries et des résistances d’une partie de l’opinion publique. Le président de la République y a répliqué dans son discours à Tolagnaro. Il a, notamment, soutenu qu’il s’agit d’une solution d’urgence.

L’indépendance alimentaire du pays fait partie de son programme politique, souligne Andry Rajoelina. « En attendant, nous devons trouver des solutions pour aider la population », ajoute-t-il. Dans sa vision d’émergence, le chef de l’État parle, notamment, de produire localement tout ce dont les ménages malgaches ont besoin. Cela passe par l’agro-alimentaire, ainsi que les industries de transformation et de manufacture.

À la tribune des Nations Unies, le locataire d’Iavoloha a déclaré, l’implantation d’usines de sucreries et de cimenteries sont sur les rails.

S’agissant de cette dernière, le pays devrait voir dans les prochains mois l’ouverture de trois cimenteries. L’une sera installée à Toliara, l’autre a Mahajanga et une autre à Toamasina.

Pour en revenir à l’importation de PPN afin de lutter contre la vie chère, un bataillon de navires est donc attendu dans les prochains jours, à s’en tenir au discours du Président, à Ivato. À lire la publication de la société SPM sur sa page Facebook, par ailleurs, la décision étatique d’importer massivement des produits de pre­mière nécessité ne signifie pas que l’État compte faire un monopole sur ce secteur.

La SPM met en avant le fait qu’une partie des tonnes de riz arrivées au port de Toamasina, ces derniers jours, est importée par des opérateurs privés. « La SPM n’a pas le monopole de l’importation de riz. Elle s’efforce, néanmoins, d’en importer suffisamment afin de permettre à l’État de stabiliser les prix à un niveau raisonnable et accessible aux ménages. En somme, il s’agit d’un rôle de régulateur de prix », explique la société State procurement of Madagascar.

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