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Kidnapping – Trois demandeurs de rançon incarcérés

Trois sur sept prévenus pour le rapt de Toky, un garçon de 2 ans, le 10 mai, à Ambositra, ont été écroués. L’enfant reste introuvable.

Sept suspects épinglés dans le kidnapping de Jean Olivier Andriamiharisoa ou Toky, âgé de 2 ans, le 10 mai, à Ankeniheny Ambositra, ont été traduits devant le Pôle anti-corruption (PAC), aux 67ha, le lundi 23 septembre. Parmi eux, un homme, une femme et une autre extraite de la prison pour être présentée de nouveau au Procureur, ont été placés sous mandat de dépôt en attendant le jour du jugement. Tous les trois étaient les demandeurs de rançon, suivant les informations judiciaires. Les autres ont bénéficié d’une liberté provisoire. Chargée de l’enquête, la brigade criminelle (BC) est, à présent, sur les traces d’un huitième suspect.

La majorité de ces kidnappeurs vient d’Antsohihy. Ils ont été interceptés à Maevatanàna lors de leur voyage vers la capitale, en septembre. Un autre résidant à Toliara s’est, également, fait cueillir. C’était lui qui aurait acheté une puce qu’a utilisée le réseau pour communiquer. Au fil de l’enquête, ils se sont regardés en chiens de faïence. Ils auraient nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis.

Dix millions d’ariary

« Or, la dame qu’on a fait sortir de la prison pour être mise en examen sur cette affaire a confirmé que c’étaient ses coauteurs les ravisseurs », décrit le commissaire principal de police Seraly Hercule, directeur de la police judiciaire (DPJ).

Lors d’une confrontation par les enquêteurs, la famille de Toky ne connaît pas ces malfaiteurs, selon toujours les explications du commissaire.

Les investigations des fins limiers de la BC ont été déclenchées à partir de réquisitions aux opérateurs mobiles en vue de localiser les numéros d’appel des kidnappeurs. Ces derniers ont contacté les parents du garçon en juin pour demander dix millions d’ariary contre sa libération. « Comme, ils n’avaient pas le moyen, rien n’a été payé », indique une source informée du dossier judiciaire.

La disparition de Toky a été signalée le 10 mai. Il aurait été enlevé devant sa maison, à Ankeniheny Ambositra. La police locale a été dessaisie de l’enquête qui a, par la suite, été confiée à la BC. Presque cinq mois se sont écoulés, mais toute recherche activée de la police et des proches de l’otage n’a pas donné grand-chose jusqu’à maintenant. L’enfant demeure introuvable et son sort incertain.