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Divertissement : Redécouvrir le musée à ciel ouvert des jeux vidéos

C’est une véritable caverne d’Ali Baba à ciel ouvert pour les « gamers » de tous horizons et de toutes les générations. Ce marché aux puces installé du côté d’Antanimena en face du stade des Cheminots Malacam, continue à satisfaire les passionnés de jeux vidéo.

«Du portefeuille à la manette ». Chaque fois qu’on passait dans les parages, on ne pouvait s’empêcher de se dire ses mots et d’acquérir une disquette, un CD ou un DVD de jeux vidéo. C’était là notre enfance, ainsi qu’une adolescence bénie où l’on a pu pleinement jouir de la diversité, de la qualité, mais surtout de l’exclusivité de certaines œuvres vidéo-ludiques que l’on pouvait retrouver sur place. Une fois encore, c’est avec une pointe de nostalgie que l’on vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent connaitre. Du moins pas autant qu’on le souhaite.

On vous parle de ce fameux marché aux puces dans le quartier d’Antanimena, en face du stade des Cheminots Malacam. Depuis près d’un quart de siècle, une vingtaine de marchands et de revendeurs de consoles de jeux vidéo s’y relaient quasiment de génération en génération pour satisfaire notre soif de divertissement vidéo-ludique. L’on vous invite à le redécouvrir aujourd’hui, car même s’il n’est plus aussi garni comme à ses débuts, le marché aux puces de Malacam demeure toujours aussi actif.

Rivalisant avec les grands magasins de la capitale, ce musée à ciel ouvert des jeux vidéo de naguère, continue d’émerveiller et de surprendre les « gamers » de la classe populaire, mais surtout les collectionneurs aguerris.

Qualité et quantité

Baz, un jeune père de famille est l’un des gardiens de ce « temple du jeu vidéo à la malgache » si on peut le nommer ainsi. Ce jeune vendeur précise : « Nombreux sont ceux qui n’ont pas la possibilité d’acheter ou trouver ce qu’ils veulent dans les magasins. Le fait est que dans ces magasins, ils proposent surtout des nouveautés et ne laissent plus de place aux anciens jeux que les amateurs arrivent à trouver par la suite chez nous. D’autant plus que la grande différence est qu’ici, chez nous, les échanges et les reprises peuvent se faire, alors qu’ailleurs on ne peut qu’acheter. Cela ne signifie pas pour autant que nos marchandises sont de mauvaise qualité. » En vendant leurs articles à partir de 1 000 ariary pour un CD jusqu’à 650 000 ariary pour une console, notamment une Playstation 3 ou un Xbox 360, sinon plus puisqu’on peut désormais y découvrir les modèles dernier cri à savoir la Playstation 4 dont ils proposent les jeux autour de 70 000 à 100 000 ariary et les consoles aux environs de 1 000 000 ariary.

Un petit business viable

Baz et ses camarades affirment que ce petit business suffit amplement à leurs besoins. Dans leurs bons jours, ils arrivent à gagner entre 50 000 et 100 000 ariary, et c’est suffisant pour survivre en ces temps difficiles.

Parallèlement, la production de jeu interactif « Made in Madagascar » est déjà en cours de route à l’heure où l’on parle, certaines boites spécialisées en création de logiciels, localisées notamment dans la capitale, œuvrent à plein régime pour la production de jeux interactifs. Alors qui sait, verra-t-on peut-être un jour le secteur du divertissement vidéo-ludique donner un coup de pouce à l’économie locale.

Un lieu incontournable

Que ce soit sur le marché formel, comme dans les magasins spécialisés, ou sur le marché informel, quand on est accro on ne peut s’empêcher de mettre la main à la poche pour se procurer les dernières nouveautés qui nous intéressent. On s’est intéressé de plus près à ce marché informel du jeu vidéo local- qui, apparemment, n’est pas si informel que ça et ce, depuis près d’un quart de siècle. Si vous vous trouvez dans la capitale et que vous êtes comme ces millions de fans de jeux vidéo, autoproclamés comme faisant partie des « Gamers » du monde entier, si vous êtes un enfant à la recherche de votre première console de jeu ou un adulte en quête d’une pièce de collection, vous avez sûrement déjà entendu parler de ce petit coin de paradis des accros aux jeux vidéo. Vous trouverez surement votre compte à Antanimena, en face du stade des Cheminots Malacam. Un endroit où une dizaine voire une vingtaine d’étalages de CD, DVD ou autres disquettes de jeux vidéo en tous genres, ne passeront pas inaperçus à vos yeux.

Le jeu vidéo, un marché épanoui

Le secteur du divertissement, en général, demeure prometteur. Au-delà du cinéma et de la musique, le divertissement autrement appelé « vidéo-ludique » reste un marché que l’on peut qualifier comme étant en pleine expansion, notamment au vu de l’évolution actuelle de la technologie. Le jeu vidéo est, sans aucun doute, l’un des loisirs les plus prisés au monde. Une fois qu’on y est accro, on ne s’en lasse plus et cela que l’on soit jeune adolescent ou père de famille quadragénaire. Engrangeant près d’une centaine de millions de dollars par an à l’étranger, le marché des jeux vidéo pèse lourd dans le milieu du divertissement et l’économie nationale. Évidemment, à Madagascar, nous sommes encore bien loin d’une telle euphorie, mais nous ne sommes pas pour autant en reste par rapport à leur évolution.

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