CONGRÈS DU TGV - La candidature de Andry Rajoelina attendue


Le parti TGV tient son congrès national aujourd’hui et demain. Deux jours de cogitation à l’issue desquels la candidature du président de la République pour briguer un second mandat devrait être plébiscitée. Une formalité. Le parti “Tanora Malagasy vonona” (TGV), tient son congrès national aujourd’hui et demain. Deux jours de discussions et de réunions qui se solderont, sauf coup de théâtre, par l’investiture de Andry Rajoelina, président de la République, comme candidat des Oranges à la prochaine course à la magistrature suprême. “Toute candidature à l’élection présidentielle doit être investie par un parti politique légalement constitué ou par une coalition de partis politiques légalement constituée, ou parrainée par une liste de cent cinquante élus membres du Sénat, de l’Assemblée nationale, des conseils communaux, municipaux, régionaux et provinciaux, maires, chefs de région et chefs de province provenant au moins de trois provinces”, dispose la loi organique relative à l’élection présidentielle. De prime abord, les Oranges optent pour l’investiture d’un candidat par un parti ou une coalition politique. Sauf revirement, le favori du TGV et de ses alliés est l’actuel locataire d’Iavoloha. Bien qu’une frange de la classe politique multiplie les manœuvres médiatiques et juridiques pour l’en empêcher, Andry Rajoelina devrait bel et bien être le porte-étendard du camp au pouvoir à la présidentielle. Les sorties médiatiques des parlementaires Oranges et des associations pro-pouvoir, la semaine dernière ont brisé tout suspense sur le scénario de ce congrès du TGV. La conclusion sera, visiblement, un plébiscite pour la candidature du chef de l’État. Ce dernier qui, jusqu’ici, refuse de se prononcer sur le sujet. Les multiples appels à la candidature de Andry Rajoelina, par ses partisans, n’auraient pourtant pas de sens s’il ne se présente pas. Les discours des élus et des responsables régionaux depuis son déplacement à Toliara, en passant par Mandoto, et la conférence de presse des parlementaires de la coalition “Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina” (IRD), dernièrement, découlent, vraisemblablement, d’une ligne de conduite prédéfinie. Démonstration de force En coulisses, par ailleurs, l’état-major politique Orange serait déjà dans les starting-blocks en vue du coup d’envoi de la course à la magistrature suprême. Il se chuchote que le locataire d’Iavoloha annoncera officiellement sa candidature à l’issue de ce congrès national du TGV. Son dossier de candidature devrait ainsi être déposé le dernier jour de la période prévue dans le chronogramme de la présidentielle, soit le mercredi 6 septembre. De là, si le scénario édifié en coulisses n’est pas chamboulé, la conduite des affaires étatiques connaîtra un chamboulement majeur dès cette semaine. Une candidature de Andry Rajoelina déclenchera le dispositif prévu à l’alinéa 2 de l’article 46 de la Constitution. Selon la Loi fondamentale, “le président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans ce cas, le président du Sénat exerce les attributions présidentielles jusqu’à l’investiture du nouveau Président”. Depuis quelque temps, Herimanana Razafimahefa, président du Sénat, est constamment vu aux côtés de Andry Rajoelina lors d’événements d’envergure étatique. Comme durant les cérémonies d’ouverture et de clôture de la XIe édition des Jeux des Iles de l’océan Indien. Une présence qui n’est probablement pas anodine étant donné que c’est à lui que reviendra la charge d’assurer l’intérim à la présidence de la République jusqu’à l’investiture de celui qui remportera la course à la magistrature suprême. Outre l’investiture de leur candidat à la présidentielle, les Oranges veulent aussi faire de ce congrès national, une démonstration de force. En tout cas, c’est ce qui a été affirmé autant sur la forme, que dans les verbes durant la déclaration faite par les parlementaires IRD, la semaine dernière. Le fait que le nombre de cent onze députés et seize sénateurs réunis au siège du parti TGV et de la coalition IRD, à Ivandry, est significatif. Comme pour dire que les défections retentissantes de certains de ses membres n’ont pas fait sourciller le camp présidentiel. Une démonstration de force, également, pour contredire les détracteurs de la légitimité du chef de l’Etat à être éligible pour un second mandat. Que par truchement des élus, Andry Rajoelina jouit toujours d’une confortable assise populaire et sera un poids lourd de la joute électorale. Aussi, les députés, les sénateurs, les maires, les conseillers communaux et les militants Oranges et plus largement de la coalition IRD devraient-ils répondre présents au CCI Ivato. La dernière journée du congrès du TGV devrait également voir la présence de ses alliés politiques.
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