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Loi de finances 2021 – Des revendications axées sur l’impôt

Échanges  entre  le  secteur  privé  d’Atsimo  Andrefana et  le  ministère  de  l’Économie  et  des  finances.

Atsimo Andrefana a abrité le premier colloque pour la préparation de la Loi de finances initiale 2021. L’impôt a été au centre des échanges.

Allègement et exonération. Deux mots qui ont retenti hier à l’hôtel Moringa de Toliara qui a accueilli le colloque régional sur la préparation de la Loi de finances 2021. Le staff du ministère de l’Économie et des finances au grand complet, est à sa première tournée régionale dans le cadre des orientations de la Loi de finances de l’année prochaine. Le ministre Richard Randriaman­drato est venu avec le SG et les directeurs centraux pour ne citer que le directeur général de l’Impôt, celui des Douanes, du Conseil supérieur de la comptabilité publique, du Budget, de la régulation des marchés publics.

Des représentants du secteur privé de la région Atsimo Andrefana, en face, ont saisi l’occasion de la tenue de ce colloque régional pour exposer les impacts de la pandémie. « Les opérateurs sont en difficulté. Pour ne citer que le secteur touristique qui est à l’agonie. Nous demandons si une exonération totale de charges fiscales est possible ne serait ce que pour les trois prochains mois de cette année mais également pour l’année prochaine. Par ailleurs, pour plus de compétitivité, nous demandons à avoir accès aux offres des marchés publics proposées dans la région » s’est exprimé Elijaona Razafitombo, président de la Chambre de commerce de Toliara.

Pas de modification

Le directeur d’une société de pêche a exposé les trop lourdes charges fiscales et parafiscales telles que les dispositions relatives à l’exportation, les contraintes de la dématérialisation au niveau de la Douane, l’autorisation spéciale obligatoire nécessaire à chaque envoi à l’exportation. Jaco Copefrito n’a pas omis de mentionner l’importance de la promotion des investissements pour une relance économique. «Ne pas supprimer les taxes et impôts, oui nous sommes d’accord, mais il faut revoir certaines dispositions. Il est temps de mettre tous les opérateurs sur le même pied d’égalité dans les questions de taxes professionnelles et de redevance entre autres. Donneznous l’opportunité, nous opérateurs malgaches, de travailler et surtout d’exporter dans la filière crabe » a-t-il avancé. Le représentant de la Chambre des minesa, par la suite, demandé la réouver­ture de l’octroi des permis miniers, dont la suspension constitue un problème national selon lui.

« Les deuxtiers des richesses minières se trouvent dans cette région alors que le secteur n’est pas seulement sinistré mais noyé» a-t-il souligné. Des projets dans l’exploitation de l’énergie solaire ont été également mis en avant vu que la région est gâtée par le soleil. Richard Randria­mandrato a fait savoir qu’il n’y aura pas de modification majeure des taxes. « Il n’y aura pas de modification à la hausse des taux. Des exonérations sont envisageables suivant des paramètres et des analyses. Des textes régissant l’impôt sont peut-être à revoir et à améliorer afin de faire face à une réelle relance économique » conclut-il.

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