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Général Serge Gellé – “Je suis contre un coup d’État”

Le Général Serge Gellé et Sabine Lauber, lors de leur rencontre d’hier.

Sans ambages. Connu pour son franc-parler, le général Serge Gellé, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, n’y est pas allé par quatre chemins pour affirmer son opinion face à la conjoncture politique actuelle.

« Je vais être franc. Je m’opposerai à un coup d’État», déclare le général Gellé. Des propos qu’il a prononcés, hier, à l’issue d’une rencontre avec Sabine Lauber, conseillère p rincip ale aux droi ts de l’homme auprès du Système des Nations Unies, à son bureau à Betongolo. Faisant le rapprochement du contexte du rendez-vous avec la situation politique relativement tendue actuelle, le membre du gouvernement lance aux détracteurs des bérets noirs, “vous taxez la gendarmerie de force de répression, (…) seulement, le rôle de la gendarmerie, selon la loi esclaire”. Sur sa lancée, le secrétaire d’État à la gendarmerie nationale souligne que, selon la loi, le rôle des bérets noirs est de “défendre les institutions de la République, ainsi que protéger les citoyens et leurs biens”. Dans des propos qui s’apparentent à une remise des pendules à l’heure, le général Gellé ajoute, “alors ne mêlez pas la gendarmerie à des choses qui ne la regardent pas. Ne lui donnez pas une couleur particulière. Tous ceux qui ont déjà été au pouvoir ont fait appel et ont utilisé la gendarmerie. Vous mentez si vous affirmez le contraire”.

Le général Gellé explique alors que l’utilisation de la gendarmerie est une prérogative étatique et est définie par des dispositions légales. C’est ainsi qu’il a donc déclaré, “ne fomentez pas un coup d’État, nous [la gendarmerie] n’accepterons pas cela. Je vais être franc, je m’opposerai à un coup d’État”. Il ajoute, “si vous voulez évincer un dirigeant, faites-le par le biais des institutions démocratiques, par une démarche démocratique, mais ne troublez pas la paix sociale”.

Dans une conférence de presse, hier, à Ambohidahy, justement, Florent Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), a expliqué les démarches légales à suivre pour ceux qui ont des griefs contre le mode de gouvernance des dirigeants, notamment, le président de la République. “Peut-être que certains souhaitent évincer les tenants du pouvoir, d’autres peuvent ne pas le vouloir. Alors respectez aussi ces derniers. Votre liberté s’arrête là où celle des autres commence. Alors évitons les troubles”, conclut le général Gellé.

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