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Secteur formel – Le prêt pour les chômeurs adopté

Botoudi  Henri,  président  de  la  conférence  des  travailleurs  de  Madagascar, un  des  représentants  des  groupements  des  travailleurs.

D’une réserve moyenne estimée à 1 500 milliards ariary, la structure en charge de la sécurité sociale cèdera 9% pour financer des prêts aux chômeurs.

Réticence à double sens chez le secteur privé. Vingt-quatre membres du conseil d’administration de la Caisse nationale de prévoyance sociale où Cnaps sont sortis, hier, d’un débat houleux de plus de cinq heures. Entamé en milieu de matinée et clos vers 14 heures 30. Comme enjeu de la réunion de ces administrateurs, se trouve l’approbation du projet de prêts à destination des travailleurs mis en chômage technique depuis le début de la crise sanitaire.

« Il s’agit d’un projet soumis sur la table des discussions. Préalablement préparé par les représentants de l’État et du patronat, les travailleurs n’en ont jamais été au courant qu’à travers les médias. Le prêt risque de peser lourd sur le travailleur étant donné qu’il ne perçoit déjà aucune rémunération et doit rembourser immensément de dettes depuis son inactivité », regrette Botoudi Henri, un des trois représentants des groupements des travailleurs parmi les vingt-quatre administrateurs de la Cnaps.

Président de la conférence des travailleurs de Madagascar ou CTM , Botoudi Henri évoque l’existence de deux cent cinquante mille employés mis au chômage actuellement. « Cette décision va avoir un impact sur les réserves de la Cnaps. Celles-ci s’élèvent autour de 1 500 milliards d’ariary. 9 % de ces réserves iront vers le financement des prêts. Chaque travailleur au chômage pourra prétendre à un prêt partant de 200 000 Ariary à 500 000 Ariary. C’est l’employeur qui contracte la somme chez la Cnaps et la remet ensuite au demandeur. Le remboursement est prévu démarrer vers janvier 2021 et s’opèrera à travers les prélèvements existants sur le salaire de l’intéressé », indique un responsable.

Adopté sans unanimité

« La minorité représentative des travailleurs a perdu lors des discussions. L’État vient en aide à la population inactive considérée vulnérable, mais ne consent à aucun financement d’aide en faveur des travailleurs formels mis en cessation de travail. Le secteur privé est totalement abandonné dans ses difficultés financières énormes. Le temps est venu de mettre une nouvelle législation instituant l’allocation de chômage et une sorte d’assurance pour le travailleur suspendu en cas de crise nationale », déplore un autre représentant des travailleurs, au conseil d’administration de la Cnaps.

Cette institution publique qui gère les fonds de retraite et les allocations familiales des employés du secteur privé, va mettre en œuvre l’octroi de prêts à partir de ce mois-ci. Une source proche du dossier indique « l’existence de critères comme l’ancienneté d’un an dans l’entreprise et la qualité de cotisant pour bénéficier du prêt ». Pour le président du groupement du patronat malagasy ou Fivmpama, Andrianavalomanana Razafiarison, « cette aide en faveur des travailleurs a été proposée comme solution après le rejet catégorique de l’État quant à l’octroi de subventions aux travailleurs mis en chômage» … «Ce prêt est la troisième solution après l’échec des deux autres. La première étant le projet d’octroi d’allocations de chômage, empêché par le vide juridique sur la législation encadrant la Cnaps. La seconde étant l’octroi d’indemnités », selon les précisions.

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  • L’intéressé est un fonctionnaire à vie, ou un contractuel qui ne sera pas certain de retrouver son emploi ?
    De 200 000 Ariary à 500 000 Ariary ça sera la garantie de combien de mois de subsistance avec l’intérêt bancaire en sus ?
    Est-ce que le capital financier remboursé par Air-Austral n’est pas en cause dans l’affaire ?

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