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Information maritime – Le centre de fusion d’Ankorondrano opérationnel

Prêt. Après quelques mois d’installation dans ses locaux à la tour Orange Ankoron­drano, le Centre de fusion d’information maritime (CFIM), est désormais entièrement opérationnel. Une visite faite par Hamadi Madi, secrétaire général (SG), de la Commission de l’océan Indien (COI), accompagné par Béatrice Attalah, ministre des Affaires étrangères et le général Béni Xavier Rasolofonirina, ministre de la Défense nationale, a été l’occasion pour ses responsables d’affirmer que le Centre est déjà pleinement actif.
Le capitaine de frégate Jean Edmond Randrianan­tenaina, directeur général du CFIM a exposé les principales attributions du Centre à ses visiteurs d’hier. En bref, cet organe régional a pour rôle de collecter et centrer les informations sur la circulation maritime civile, commerciale, militaire ou même criminelle dans la zone de l’océan Indien, allant de la corne de l’Afrique jusqu’aux environs de Singa­pour, là où est logé un autre CIFM.
Pour Madagascar l’hébergement du CIFM revêt une portée stratégique conséquente. La Grande île sera aux premières loges sur les données relatives aux trafics maritimes dans la zone de compétence du Centre. « Plus de 70% du trafic international se fait dans l’océan Indien. Il est donc tout à fait normal que les pays au sein de cette région puissent  mieux maitriser ce qui se passe dans cette zone maritime, pour la population et les biens », souligne le SG de la COI.
À cela s’ajoutent les enjeux sécuritaires qu’implique la mise en place du CIFM. Les informations recueillies par le centre pourraient compenser la porosité des frontières malgaches en ces temps où la piraterie maritime et le terrorisme font rage. « Ce centre permettra non seulement de surveiller nos frontières mais il permet aussi de contrôler la circulation maritime au sein de sa zone d’intervention », indique la chef de la diplomatie
malgache.
Financé par l’Union européenne (UE), le projet CIFM compte agir sur la durée. Dans ce sens, son directeur général a fait un clin d’œil à la COI pour qu’elle songe à une autre voie d’appuis budgétaires.

G.F.R.