Economie

Perfectionnement – Formation avec cinq maîtres chocolatiers

Les pionniers de la production artisanale de chocolat avec les premiers produits.

La recherche de la qualité haut de gamme pour percer le marché local et interna­tional motive les artisans chocolatiers de Madagascar à apprendre des maîtres français.

Échanges. L’arrivée à Madagascar de cinq maîtres chocolatiers français inspire la production artisanale locale de chocolat. Les personnes formées dans la capitale depuis deux semaines par ces maîtres chocolatiers français bénévoles ont exposé hier leurs premiers produits à la Fabrik Ambondrona. Le marché vaste du chocolat et l’excellente production de cacao local encourage l’orientation vers la production artisanale. « Accom­pagner les intéressés à devenir de véritables artisans chocolatiers produisant pour le marché intérieur et extérieur dans le respect et maintien de la qualité supérieure, c’est le but de la formation », affirme Michel Fossaert, éclaireur des cinq maîtres chocolatiers français. La formation consiste à aligner la production artisanale de chocolat à un niveau répondant aux paramètres du haut de gamme.

Les pionniers de la production artisanale de chocolat se regroupent dans l’Association pour la promotion du chocolat et de l’industrie chocolatière malgache. Selon l’agronome Léonce Rakotondravelo, « je ne m’y connaissais pas du tout en chocolaterie. Lors de la formation, j’ai acquis toutes les bases nécessaires à la production artisanale de chocolat. Un circuit économique certain permet d’écouler les produits en France comme à Madagascar même ».

Secteur prometteur
Les artisans chocolatiers formés ont le choix entre produire afin de satisfaire les besoins locaux ou viser le marché international ou encore commercialiser ensemble leurs produits sous la même marque « Promo­chocomada ».

« Au début de la formation se trouve la maîtrise des règles d’hygiène. La production de chocolat requiert un travail méticuleux et de précision. La rigueur et la patience comptent dans l’apprentissage et tout un processus permet d’assimiler en parallèle toutes les connaissances liées à la confiserie et à la pâtisserie indissociables de l’utilisation du chocolat », précise Jean Claude Charpentier, maître chocolatier français. La formation destinée aux personnes souhaitant rejoindre le rang des artisans chocolatiers se répartit en plusieurs modules. L’institut de formation en chocolaterie sera implanté dans la capitale afin d’ouvrir la formation à tout le monde. De même, la Maison du chocolat sera installée à Nosy-Be pour servir de vitrine d’exposition des productions de tous les artisans chocolatiers formés.

L’ouverture au public de la formation va se faire au mois de septembre. « Il est évident que Madagascar produit davantage de chocolat. Avec l’accroissement du nombre d’artisans chocolatiers, les producteurs de cacao pourront suivre une ligne commerciale les conduisant à des débouchés, et ces derniers en prenant part à la transformation du cacao en chocolat seront à même d’occuper le marché encore vaste du chocolat », affirme le maître chocolatier Michel Fossaert. Tant que les procédés de production artisanale de chocolat sont méconnus, les fèves de cacao vont continuer à être exportés en brut pour ensuite revenir à Madagascar en tant que chocolats importés inondant le marché.

 

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