Region

Alaotra – Les vols infestent les rizières

Dans la zone Ouest de l’Alaotra, des paysans producteurs en pleine moisson, subissent les razzias des bandits dans leurs rizières.

Les riziculteurs se plaignent du vol de leurs produits. Aucune mesure sérieuse n’a été prise pour chasser les malfaiteurs qui razzient tout sur leur passage.

Encore et encore. Depuis une vingtaine d’années, la même histoire se répète en pleine rizière, dans le premier grenier de la Grande île. En période de récolte, les voleurs de riz ne cessent de faire parler d’eux au détriment des producteurs qui, constamment, essaient de tout faire pour les coincer.
Depuis le début de la récolte, les victimes n’arrêtent pas d’accorder de longues interviews, une sorte d’appels au secours, dans les radios locales. Pourtant, le nombre des victimes continue d’augmenter. « C’est comme si rien n’a été signalé, comme si rien n’a été dit », sanglote une mère de famille habitant à Imerimandroso.

« J’ai cultivé du riz sur une rizière de deux hectares pendant des mois et voilà qu’en l’espace d’un quart d’heure, plus de treize sacs ( poids équivalant à plus d’une tonne de paddy répartis dans des sacs de 90 kilos en moyenne) de mes produits sont emportés par des inconnus», se plaint Rabenarimbolamanana. Le pauvre paysan signale que beaucoup d’autres souffrent également de ces actes de banditisme dans toute la partie Ouest de l’Alaotra.

Gros bras
« Ils emportent tout sur leur passage, même les marmites et les assiettes jusqu’aux cuillères. Ils tuent les chiens et ramassent les volailles. Ma pauvre famille et moi-même en étions victimes l’année dernière », se rappelle Mélanie. C’est l’une des raisons qui peuvent expliquer pourquoi les paysans d’une zone du grand grenier du pays abandonnent actuellement la tradition de cuire leurs repas près des rizières en période de récolte. Elle a noté que les voleurs utiliseraient des camions et auraient recruté des badauds bien musclés pour emporter tout ce qu’ils trouvent dans les rizières, en l’espace de quelques minutes.
« Ils étaient là cette nuit. Armés de fusils et d’armes tranchantes comme les sabres. (…) Ils violent », accuse une autre personne qui a raconté ce qui se serait passé la veille d’une fête dans sa famille. Une nuit marquée par une triste histoire de vol de riz et de barbarie dans une localité assez éloignée, dans le district d’Amparafaravola. il y a un mois ou presque. Par peur des bandits.

 

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