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Cirque – La vie à travers « Ainga… Hay ngaha »

Les circassiens de « Chapitô metisy » et la compagnie « L’Aléa des possibles » ont émerveillé le public de l’IFM samedi. Leur vivacité et leur créativité sans limite étaient épatantes.

Le cirque est le plus souvent représenté par de grands classiques comme les spectacles classiques où clowns, animaux, cascadeurs et acrobates paradent  sous un immense chapiteau. Samedi dernier, en début d’après-midi, bon nombre de personnes étaient venues à l’institut français d’Anala­kely avec en tête, cette vision du spectacle. Certes, le public s’attendait déjà à un show inhabituel puisqu’il semble difficile d’imaginer un cirque entier sur la scène de l’IFM. Mais l’étonnement est tout de même monté d’un cran dans l’assistance dès le lever de rideau puisque, mise à part les acrobates comptés sur les doigts de la main, le seul animal observé sur scène était un serpent d’un bon mètre de longueur, arboré par l’un des téméraires circassiens.
Une scène simplement agrémentée d’une barre de fer en son milieu ainsi que d’un bout de bois flottant, accroché à une corde. Ces deux éléments auront suffi aux circassiens pour émerveiller le public tout le temps qu’a duré le spectacle. Ces derniers rivalisent d’ingéniosité, de fougue et d’énergie pour donner vie au spectacle. « Donner vie » est effectivement l’expression appropriée pour définir le spectacle puisqu’à la base, « Ainga… Hay ngaha », a pour principe de faire connaître l’essence de la vie ainsi que la façon de la parcourir tout en recherchant l’épanouissement de soi.

Rythme et couleur
Ainsi, c’est à travers d’extraordinaires mouvements colorés que la bande à Fabrice, Tefy, Camille et Tantely a  expliqué ce fameux leitmotiv de recherche de l’essence de la vie. Rythmés par les impulsions des musiciens multi-instrumentalistes à
l’image de Thia Keys des Tambours Gasy qu’on ne présente plus, les artistes danseurs acrobates remplissent littéralement la scène de l’IFM. De haut en bas, de gauche à droite, parfois sur des rythmes effrénés imposés par les percussions, parfois sur une douce mélodie de valiha, mais toujours avec des acrobaties tant vertigineuses que dynamiques.
« Une pièce à voir, à interpréter et à vivre » selon Fabrice, impression partagée par les quelques centaines de convives venus assister à l’évènement, à l’image de ces enfants éblouis par la performance des circassiens à chaque mouvement. « C’est loin d’être un cirque conventionnel, mais c’est tout aussi stupéfiant dans la mesure où le public, surtout les enfants, ont pu s’abreuver d’autant de créativité, en seulement quelques heures de spectacle », nous confie Lothar Jaschke,  connaisseur et  passionné de cirque.

Harilalaina Rakotobe