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Lutte contre l’insécurité – Mise au point à l’état major des armées

Un recadrage. L’heure a été à la mise au point au siège de l’état major des armées, à Andohalo, hier. Quelques semaines avant la fête du retour à l’indépendance, qui marque aussi, l’anniversaire de l’armée, les enjeux structurels et opérationnels de sa restructuration ont été, une nouvelle fois, discutés en long et en large.

À entendre les prises de parole d’hier, l’attaque dévastatrice de trois cents dahalo dans le district de Midongy Atsimo, la semaine dernière est l’élément déclencheur du face-à-face d’hier, entre le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, et les hauts responsables de l’armée. Ce malheureux événement semble avoir mis en lumière certaines failles. Des insuffisances à résorber pour que l’armée, avec sa nouvelle structure, soit pleinement efficiente dans sa nouvelle mission de lutte contre l’insécurité.

Partant d’un constat durant sa tournée dans les localités ravagées par les dahalo à Midongy Atsimo, le ministre Rakotonirina met l’accent sur la nécessite d’améliorer « la coordination ». Il est question ici de coordination entre les différents niveaux de commandement, mais surtout, entre les troupes sur terrain. Il pointe, également, du doigt « le manque d’anticipation et le renforcement nécessaire du renseignement ».

Cinq mille nouvelles recrues

Le membre du gouvernement affirme qu’une bonne coordination aurait permis une riposte plus prompte à l’attaque de Midongy Atsimo. Une anticipation basée sur des renseignements solides aurait pu l’éviter. Il est, toutefois, l’heure de tirer les leçons de cette épisode. Sa descente sur terrain a, également, permis au général Rakotonirina de constater que le redéploiement des troupes pour un meilleur maillage du territoire reste un défi de taille.

Le manque d’effectif est criant dans les zones reculées. Pour renforcer les rangs de l’armée, la directive présidentielle qu’est le recrutement local, pour renforcer la lutte contre l’insécurité locale sera appliquée cette année. À entendre les explications, tout comme dans l’éducation nationale et la santé, il s’agira d’un recrutement sur la base de contrat. « Nous sommes encore en train d’étudier la forme que cela prendra », indique le ministre de la Défense nationale.

Avec les mille nouvelles recrues de l’année dernière, l’armée devrait enrôler cinq mille nouveaux éléments dans les mois qui viennent. Il ne s’agira pas d’une mince affaire, puisque ce ne sera pas un recrutement à l’aveugle. En parallèle, la grande muette compte renforcer la coopération internationale pour appuyer techniquement et, éventuellement sur le plan logistique la restructuration de l’armée. C’est une des raisons des entretiens fréquents du ministre Rakotonirina avec des ambassadeurs.

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