Régions

Antsiranana – Retour des thoniers sous condition

Les membres du CCCO Diana ont décidé de permettre aux thoniers un toucher à Antsiranana pour préserver le secteur économique.

La région du Nord mène deux combats de front. Le premier est lancé contre l’infiltration du coronavirus, le second vise à préserver l’économie.

MALGRÉ l’existence du Covid-19 qui a mis l’économie mondiale à genoux, les responsables régionaux, regroupés au sein du Centre de commandement opérationnel régional Diana (CCOR), veulent­ mener le combat contre l’entrée de la pandémie dans la région sans tuer l’économie. Il ne s’agit pas de débarrasser la population du coronavirus pour l’exposer à­ une crise économique.

Ils ont décidé de faire entrer au port les bateaux thoniers européens qui approvisionnent, chaque année, l’usine Pêche et Froid de l’océan Indien (PFOI), en matière de thon. Cette seule usine franche de la région fait vivre un millier d’employés et exporte plus de 98% de sa production vers l’Union Européenne. Toutefois, selon cette décision régionale, tout débarquement est impérativement conditionné par le respect de toutes les recommandations sanitaires.

« Le retour des thoniers en respectant les impératifs sanitaires est une opportunité pour donner un coup de pouce à la population», affirme le préfet Adèle Rabemamory, co-présidente du CCOR.

«Galerna»

Pour cette campagne 2020, un bateau thonier espagnol de nationalité seychelloise appelé « Galerna » a franchi le pas. Il a accosté le port dimanche en transportant plus de neuf cents tonnes de thon. L’opération de débarquement a commencé dès mardi.

Comme convenu, l’équipage est donc tenu de rester en confinement à bord de leur navire dans le respect des mesures générales de prévention et en évitant tout regroupement de personnes. Ils sont confinés dans leur bateau pendant leur séjour. L’accès à bord des journaliers connus par l’appellation « garde coupé » et « nettoyeur de cuve » est très limité sous réserve d’un Test de diagnostic rapid.

Cependant, les salaires des autres seront payés en totalité par le cosignataire. Car la PFOI a accepté de stocker dans son magasin les poissons rejetés, qui reviennent aux dockers, et le partage ne se fera qu’après le départ du bateau afin d’éviter tout rassemblement ou rencontre sur les quais.