Economie

RN44 – Les procédures à bousculer

La RN 44 devra faire peau neuve cette année si le calendrier ne prévoit la finalisation technique que cette année.

La promesse du président Andry Rajoelina de réhabiliter la RN 44 cette année pose quelques contraintes.

Promesse présidentielle. Les responsables à tout échelon des infrastructures routières sont tenus d’exécuter la promesse de réhabiliter la portion de route menant vers le premier grenier à riz cette année. Seulement, les procédures techniques ont déjà été indiquées ne s’achever que cette année avant de passer à la réhabilitation proprement dite en 2020. « La réhabilitation de la RN44 a été étudiée depuis 2016. Depuis, les étapes nécessaires à suivre ont été normalement respectées. Je soulignerais entre autres la réactualisation des études techniques datant de 2008, c’est-à-dire l’état physique actuel de la route comparé à 2008, l’appel à financement, les termes de référence pour les manifestations d’intérêt à cet appel à financement. Un processus à suivre avant de passer au lancement d’appels d’offres pour les entreprises d’exécution des travaux proprement dits. Tout cela prend du temps et c’est une question d’année et non de mois ni de jours », explique une source auprès du ministère de l’Aména­gement du territoire, de l’habitat et des travaux publics (MAHTPA).
Mais la promesse présidentielle change ainsi les donnes. Le lancement d’appels d’offres doit se passer dans les jours qui viennent, si dans le calendrier prévu, il est envisagé pour la fin de cette année ou au début de l’année 2020. Les travaux de réhabilitation sur terrain sont prévus se dérouler au plus tôt en période sèche de l’année prochaine, mais devront démarrer cette année.

Tronçon
Reprofilage, cloutage, travaux d’urgence, mise en place de ponts ont déjà été effectués sur la RN44. Mais une route goudronnée et durable est attendue. La Banque mondiale sera le bailleur de fonds de la réhabilitation des 158 km reliant Moramanga à Ambatondra­zaka. Les procédures d’un tel bailleur de fonds seront donc bousculées vu l’échéance voulue par les autorités malgaches.
La Banque mondiale est stricte sur le processus préconisé pour un tel projet. Des observations par étape lui sont nécessaires. L’accord de financement, pour l’heure, n’a pas été encore officialisé.
« Ce qui suppose que le gouvernement doit trouver un moyen de contourner ce “blocage” pour avancer vers le lancement d’appel d’offres, déclaré par le président. Il est fort probable que l’État avance le financement à hauteur de 20 ou 30% du financement prévu », livre un observateur.
Le lancement des dossiers d’appel d’offres pour les entreprises va ainsi être accéléré pour que les premiers 30 ou 40 km soient au moins réhabilités comme il se doit. « Ce qui suppose qu’une fois l’accord de financement signé, {ndlr : vers le mois de novembre}, c’est seulement après que la Banque mondiale remboursera le prêt avancé par l’État. Ce qui va un peu à contresens ! », finit la source.

 

2 commentaires

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  • Des palabres stériles et des points de détails loin d’être insurmontables . Rajaonarimampianina n’a pas eu la ferme détermination de boucler le financement et c’était le même cas de figure pour la route Vohémar-Ambilobe .Les oiseaux de mauvaise augure surtout dans les torchons toxiques n’ont trouvé mieux que ressasser  » continuité d’état  » . Le PRM actuel est animé d’une volonté politique sans faille pour que ce projet enfin aboutisse et c’est tout en son honneur d’homme d’état responsable et visionnaire .

  • Madagascar doit conclure beaucoup d’effort pour les infrastructures routières menant à un vrai développement et la mise en place d’un état stable sur le plan économique et politique. Ce qui est fait est fait mais je pense qu’il faudra encore avoir une extraction pour innovation en ce construction routière.