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Législatives – Quatre candidats incarcérés en tête

La proclamation des résultats provisoires est attendue d’ici le 15 juin, selon la CENI.

La justice devra trancher sur le sort des candidats aux législatives sous mandat de dépôt. Ils seraient quatre à avoir leur chance d’accéder à l’Assemblée nationale. 

Ils sont quatre candidats à être impliqués dans des affaires brulantes pendant le processus électoral. Tout au début des élections législatives, le maintien de leurs candidatures a été validé par la CENI pour défaut de verdict de condamnation.
Dans le district de Fandriana, Hasimpirenena Rasolomampionina se trouve en première position. Ce candidat a été épinglé dans une affaire de corruption dans la vente du domaine public abritant la résidence de la famille de l’ancien président Zafy Albert à Ivandry. Malgré les charges qui pèsent sur son cas, son comité de soutien a poursuivi la campagne à Fandriana. À Mahabo, l’indépendant Ludovic Adrien Raveloson, récemment jeté en prison pour détention illégale d’arme, termine en tête devant les trois autres candidats qui se sont présentés dans ce district.
De son côté, l’Alliance Vohary Gasy, société civile qui œuvre pour la protection de l’environnement, réclame la tête des candidats députés impliqués dans les affaires de trafics de ressources naturelles même après leur accession à l’Assemblée nationale. Ndranto Razaka­manarina de l’Alliance Vohary Gasy insiste sur l’application de la loi pour mettre fin à l’impunité.

Immunité conditionnée
« Ces candidats seront proclamés députés de Madagascar s’ils remportent les élections », ajoute Thierry Rakotonarivo. C’est au Président de la nouvelle Assemblée nationale de se charger de la saisine de la Haute Cour Constitutionnelle pour demander l’avis sur la constatation de vacance de poste. La CENI de souligner que l’élection des candidats à la Chambre basse ne signifie pas la jouissance d’office de l’immunité parlementaire. « Le sort des candidats qui se trouvent derrière les barreaux dépend uniquement à la décision judiciaire ».
« L’autorité judiciaire aura le dernier mot sur les cas des candidats députés placés sous mandat de dépôt mais qui s’affichent provisoirement à la tête de liste des vainqueurs ». C’est ce qu’a indiqué le Vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Thierry Rakotonarivo, lors de la
rencontre avec la presse à Alarobia, hier.
Presque tous les bureaux de vote ont fait parvenir les procès verbaux scannés au siège de la CENI, une semaine après le scrutin du 27 mai. Les résultats électoraux sont traités au sein du centre informatique afin de sortir la tendance en général et quelques résultats font penser que certains des candidats incarcérés se trouvent à la bonne position.

 

4 commentaires

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  • je trouve que l’impunité ne devrais plus être acceptable et qui que ce soit,même d’après le discours du président qui a même déclaré sur la poursuit des hommes corrompues est surtout les dit gros poisson

  • il ne faut pas laisser tomber facilement le mal, la sanction et la punition devront appliquer à ceux qui sont illégales car Madagascar est déjà un pays légal!! le fait de ne pas prendre des mesures envers le mal pourrait bien faire régner l’abus et tous l’acharnement dans ce monde!

  • Nul ne peut enfreindre la loi sans payé (puni) puisque actuel tout acte illégale est inacceptable même si t’es dans les rangs des grand la prison te mérites!! Mais en tout cas il faut bien étudier le cas!!

  • les députés devront être un model envers la société, c’est à dire , on ne peut plus accepter l’impunité ,il est temps de mettre au sein de l’assemblée transparence , loin de la corruption , c’est ce qu’on a besoin afin d’appliquer la bonne gouvernance et l’état de droit à Madagascar.