Social

Jour férié – Le retard de décision crée des perturbations

Le ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, Gisèle Ranampy.

La célébration de l’Eid Ul Fitr, une fête musulmane, aura lieu demain. Le retard de la confirmation de la date a engendré des perturbations ici et là.

Ce jour est ouvrable pour tous. La journée chômée et payée pour célébrer une fête musulmane, décale le 5 juin au lieu de 4 juin, selon la déclaration de la ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, Gisèle Ranampy, hier vers le midi. Toutefois, des sociétés pourraient être fermées, et des élèves ne rejoindraient pas leur école, aujourd’hui.
« Notre supérieur a affirmé, hier matin, que ce mardi est un jour férié. Il n’a pas fait d’autre annonce. Donc, je vais rester chez moi demain (ndlr : ce jour) », confie un employé d’une société à Antananarivo, hier soir. Dans certains établissements scolaires, des élèves ont été déjà informés dans la matinée qu’il n’y a pas classe, le 4 juin. « Il y a peu de chance qu’ils vont venir en classe demain (ndlr : ce jour). Nous n’avions pas eu cours, cet après-midi (ndlr : hier). Nous n’avons pas pu avertir nos élèves que le jour de repos a été repoussé pour mercredi », explique Tatianah Raharisoa, personnel administratif d’une école privée à Antananarivo.
Cette date du jour férié a fait couler beaucoup d’encre. Jusqu’à hier après-midi, beaucoup se demandaient encore quelle date l’État a, finalement fixé, pour la célébration de l’Eid Ul-Fitr.

Retard
Le retard de la confirmation de cette date a engendré ces perturbations. En février, le 4 juin a été décrété, journée chômée et payée pour tous travailleurs à Madagascar. Une décision qui a été prise pour éviter la pratique de « discrimination » entre musulmans et chrétiens, selon un membre du gouvernement. En ce mois de mai, les musulmans ont sollicité l’État à rectifier le décret pour le 5 juin, une date qui serait plus appropriée à leur fête. La nouvelle lune n’a pas apparu, le 3 juin.
Les incertitudes sont nées suite à des déclarations contradictoires entre le ministère du Travail et des membres du gouvernement. Ces derniers ont affirmé, la semaine passée, que le jour férié est repoussé pour le 5 juin.
De son côté, le ministère du Travail a informé les employeurs que le jour férié est maintenu pour mardi 4, et que si l’Eid Ul-Fitr tombe un mercredi, ils doivent être souples avec leurs employés musulmans pour qu’ils puissent célébrer la rupture du jeûne du mois de ramadan. Hier matin, cette dernière information a été encore matraquée sur la chaine de radio nationale. Ce n’est que, hier, durant le journal de cette chaine nationale, que la ministre déclare officiellement le
5 juin, journée chômée et payée. Le communiqué qui donne plus de précision n’a été sorti que le 3 juin. Un décret rectifiant celui qui indique les jours fériés de l’année 2019 devrait être sorti incessamment.