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Liva Andrianavalona : « Je suis nostalgique de ma vie d’artiste »

Une des grandes figures de la scène musicale des années 90, elle a préféré se ranger pour mieux se consacrer à une carrière professionnelle loin des projecteurs. Liva Andrianavalona n’a pas pour autant perdu de cette envie de revenir au-devant de la scène.

Racontez-nous l’histoire de Liva Andrianavalona…
C’est une histoire qui se divise, je pense, en deux parties bien distinctes. Au tout début, il y avait, moi, chanteuse et artiste. Je me suis découverte au grand public, en 1988, en participant au fameux « Top 16 » de la chaîne nationale à cette époque. J’avais interprété la chanson « Valin’ny natao » de Bessa qui a vraiment plu à l’auditoire et m’a donc permis de me faire connaître pour la première fois. Depuis, je me suis fait une place sur la scène artistique en sortant au passage des titres et des albums audio. De 1988 à 1996, je me suis vraiment plu à partager ma passion pour la chanson et la musique avec le public, tout en collaborant avec des compositeurs de renom dans le milieu, entre autres, Bessa, Olombelo Ricky et Tsanga.

Vos fans se demandèrent, où vous étiez-vous passée depuis.
Effectivement, les années 90 ont également marqué un grand tournant pour ma carrière musicale, puisque c’était aussi l’époque où j’ai décidé de me tourner vers d’autres horizons et opportunités qui m’ont été offerts. J’ai alors mis de côté ma carrière musicale pour m’appliquer plus à une profession en rapport avec mon cursus de formation universitaire, la gestion. Depuis, je me suis alors épanouie dans le domaine de la finance et de la compatibilité. Au fil du temps, même si j’affectionnais vraiment la musique, j’ai eu des difficultés à la concilier avec ma carrière professionnelle. J’ai donc dû faire un choix.

Et pourtant vingt ans plus tard, vous êtes revenue sur scène…
Oui. En effet, comme vous le savez et tous vous le diront, une fois qu’on goûte pleinement aux joies de la musique, on ne s’en lasse plus. La musique reste toujours dans mon cœur berçant constamment mon existence. Mais vu le contexte socio-culturel, j’ai préféré opter pour une carrière où je me sens plus à l’aise. Malgré mon choix, la musique et l’art en général continuent toujours à occuper une place importante dans mon existence. C’est pour cela que je me suis vraiment plu à revenir au-devant de la scène et retrouver le public avec ce « Che bel canto ». Olombelo Ricky, qui a toujours été un ami de longue date, est tout de suite venu vers moi après qu’il a rencontré les organisateurs. Il m’a dit que ce serait l’occasion rêvée pour nous de nous retrouver sur scène en me convaincant de me joindre à cette aventure. Après concertation avec ma famille, je m’y suis lancée et voilà, j’ai adoré participer à ce concert au Palais des sports du
29 mai dernier.

Était-ce difficile pour vous de faire ce retour   ?
Je ne dirais pas que c’était difficile, après toutes ces années. C’était comme un renouveau pour moi, une expérience que j’ai revécue comme lors de ma première scène. J’ai quand même bien ressenti cette grande différence entre nos concerts d’antan et ceux d’aujourd’hui, mais l’énergie qui s’en dégage reste la même. Je pense avoir, quand même, gagné en maturité aussi en-dehors de la scène. Ceci dit, plus qu’auparavant, cette fois-ci m’a demandé plus de préparation. Pour la suite, j’espère que le public a su apprécier ma prestation. On a, chacun de son côté, amplement savouré ces retrouvailles. Pour ma part, même en mettant de côté la musique, j’ai toujours souhaité faire valoir mon talent et c’était là une opportunité à saisir pour moi. La seule difficulté résidait, dans la gestion de mon emploi du temps pour les tournages et les prises en studio par rapport à mon travail. Mais j’ai toujours été très nostalgique de ma vie d’artiste et du coup j’y ai vraiment pris du plaisir. J’en suis d’ailleurs très satisfaite.

Comment votre entourage l’a-t-il vécu   ?
Déjà, mon mari connaît très bien le milieu. Pour Che Bel Canto justement, sa première condition était de savoir si je saurais concilier ça avec son emploi du temps au boulot. L’envie de me revoir remonter la scène était, cependant, unanime au sein de ma famille. Mes enfants ne m’ont jamais vu chanter en spectacle, et c’était donc là l’occasion pour moi de leur montrer. Ma fille aînée de douze ans s’est inquiétée : elle était tout autant très curieuse quant à ce qu’allait faire sa maman et avait hâte de me voir chanter. Elle a découvert une toute autre facette de sa mère, de même pour le benjamin et le cadet. Mes enfants étaient tous très enthousiastes. En gros, ils étaient fiers de me voir sur scène.

Andry Patrick Rakotondrazaka

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