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Anjozorobe – Des kidnappeurs détiennent neuf personnes

Le  kidnapping  se  multiplie  dans  le  district  d’Anjozorobe.

Cinq villageois d’Ambohimiarina Anjozorobe viennent d’être enlevés par des dahalo armés, alors que quatre autres ravis le 27 avril ne sont toujours pas libérés.

L’INSÉCURITÉ s’amplifie dans le district d’Anjozorobe. Le nombre de personnes kidnappées par les dahalo s’élève à neuf.

Deux femmes et trois hommes, tous des habitants d’Ambohimiarina, de la commune de Betatato, ont été kidnappés par une bande armée, hier à 6h du matin. Personne n’a osé résister aux criminels.

Sitôt alertés, des gendar­mes du poste avancé de Betatao renforcés par des éléments de l’Armée se sont engagés dans la poursuite. « Nous n’avons plus eu le temps de nous rendre au village pour demander l’identité des victimes. Nous avons, tout de suite, poursuivi les ravisseurs», a raconté un gendarme qui s’activait sur le terrain.

Un accrochage opposant les forces de l’ordre aux kidnappeurs a éclaté en fin de matinée. Des tirs ont retenti sans faire de victime. L’affrontement n’a mal­heureusement pas permis de libérer les otages. Les ravisseurs se sont enfouis avec leurs prisonniers. Leur pistage continue.

Cet enlèvement est sur venu alors qu’un père de famille, ses deux enfants et son frère sont toujours entre les mains des dahalo.

Forte rançon

Leur sort reste incertain depuis leur captivité du mardi 27 avril. Le groupe de scélérats aurait déjà réclamé une forte rançon à leur famille en échange de leur libération. L’argent collecté est encore insuffisant , selon les dernières informations glanées.

« Des opérations militaires ont été menées à Anjozorobe à cause des invasions de dahalo. Maintenant, voler des bœufs leur sera plus compliqué que kidnapper des gens. Ils gagnent rapidement de l’argent pour la seconde option. Parfois, les victimes n’avisent pas non plus la gendarmerie de leurs négociations avec les malfaiteurs. Nous déployons tous nos efforts pour mettre un terme à tout cela, de toute façon», explique la gendarmerie locale.

Le 23 mars, un habitant de Beherana, commune d’Ambohibary Vohilena, toujours dans le district, a été abattu de sang-froid par ses kidnappeurs. Sa femme et son enfant ont été relâchés six jours plus tard après le versement d’une rançon de 10 millions d’ariary.

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