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Alaotra – Les oiseaux en voie de disparition vendus au marché

Des angaka vendus au marché d’Ambatondrazaka, au vu de tout le monde.

Les braconniers sont en train de décimer les oiseaux protégés vivant dans l’Alaotra. En fait, ils font fi de la réglementation des aires protégées.

Depuis l’entrée en scène des organismes non gouvernementaux (ONG), le non respect des lois et des règlements régissant la protection des zones classées « aires protégées » ne cesse de s’accroître aussi bien en nombre qu’en espace sur l’étendue de l’Alaotra.

Des oiseaux et des arbres de ces aires sont exposés sur les étals du marché municipal d’Ambaton­drazaka, et dans la région. Ce qui remet en question l’efficience de toutes les sensibilisations effectuées par les agents et les responsables travaillant pour la protection de la faune et de la flore déclarées en voie de disparition ou presque.

Péril
« Dénoncez et vous verrez la suite. Tout le monde y passe et achète sans poser aucune question. Et vous, vous vous prenez pour qui ? », a fulminé un costaud qui est en train d’écouler cinq « tsiriry » (une espèce de petit canard sauvage), des « angàka », des sarcelles, ainsi que quelques « tahia », des oiseaux aquatiques qui vivent au bord du grand lac de l’Alaotra, l’une des zones figurant dans la liste des aires protégées réparties dans le pays.

Un responsable signale que « il existe bel et bien d’autres personnes prises en flagrant délit mais qui n’hésitent pas à proférer des menaces de mort à ceux qui osent leur rappeler que la chasse et la vente des oiseaux en voie de disparition qui sont dans la liste publiée dans les rapports d’envergure nationale et internationale par certaines entités travaillant en faveur de la protection des aires protégées, sont strictement interdites et répréhensibles ».
Malgré les descentes sur le terrain effectuées par des responsables dépêchés par des ONG protecteurs de l’environnement, de l’écologie et des forêts, des gens ne font qu’à leur tête en continuant la chasse et la capture sous différentes formes, sous prétexte qu’ils ne connaissent pas les règlements sur lesquels sont basés la protection et la gestion des aires protégées et toute la faune et toute la flore qui s’y trouvent.

Pourtant des sources confirmées soulèvent que les résultats des projections des scientifiques sur la Grande île sont alarmants pour les espèces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles ainsi que celles des amphibiens pour lesquels le risque est très élevé. À cela s’ajoutent les problèmes générés par le réchauffement climatique.

Précision

Dans l’article paru en page 16 de l’Express de Madagascar du mardi 2 avril 2019, le titre « Des conteneurs de palissandre enfin exportés » semble suggérer que ces bois précieux ont été effectivement envoyés à l’exportation, contrairement à ce qui est écrit dans le corps de l’article. En fait, ces conteneurs ont été retirés du port de Mahajanga et remis à leurs propriétaires. Toutes nos excuses aux concernés.

 

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