ANTSIRANANA - Un bon début pour célébrer la journée de la femme


Comme tous les ans, partout dans le monde, la gent féminine sera au centre de toutes les attentions le 8 mars à l'occasion de la journée internationale des femmes. Toutes les grandes villes, voire des communes, ont élaboré un programme de festivités pour célébrer cette journée. Des événements rythmeront la célébration, cette année. Pour les Antsiranaises, la célébration est un bon début avec l’organisation des différentes activités prévues pour une semaine. Ce, à l’initiative du comité d’organisation de la fête du 8 mars. Cette année, l’évènement est placé sous le thème « Une fille éduquée, une femme autonome, garant du développement » Tout a commencé, mercredi dernier, par la tenue d’une formation sur les seize règles de l’éducation dans la grande salle de la direction régionale du budget et une conférence débat sur la violence basée sur le genre en la salle de réunion du palais du faritany, pendant lesquelles les femmes de toutes catégories sociales et professionnelles ont participé. Et le lendemain, de bon matin, elles se sont données rendez- vous au dispensaire de Tanambao pour procéder au nettoyage de la cour, activité connue habituellement par « asa tagnamaro ». Des « angady », des pelles et des balais en leur main. Boue suffocante Puis, une autre partie des femmes a pris le départ devant le stade municipal pour rejoindre la commune rurale d’Anivorano-Antsiranana-II , situé à 75km de la capitale, pour procéder au reboisement, au bord du Lac sacré d’Antagnavo, un endroit historique et touristique de la région, menacé par la déforestation. Plus de cinq mille jeunes plants y ont été mis en terre sur dix hectares. Ils sont composés entre autres d’acacia, d’eucalyptus, de flamboyants, des moringa, des bambous … Il a été prouvé lors de ce reboisement que les descendantes d'Éve sont unies et solidaires. Elles étaient ainsi obligées de garer leurs voitures dans la ville d’Anivorano car les charrettes et tracteurs sont les seuls moyens de transport dans la zone, à cause de la boue suffocante. Elles ont aussi eu le courage de se rendre au lac Antagnavo Be à pied, cette fois sans avoir peur des crocodiles et sans penser aux mauvais états de la route. Même les épouses des autorités régionales conduites par la vice-présidente de l'assemblée nationale Jocelyne Rahelihanta et la femme du gouverneur Anatonia Rakotomanga se sont efforcées de s’adapter à la situation.
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