MIARINARIVO - Cinquante-quatre corps dérobés


Trois caveaux sis côte-à-côte ont été la cible de pillage à Miarinarivo. Venus avec des outils, les casseurs de tombeaux s’y sont mis à plusieurs. Des pillages de sépultures font des vagues à Antanam­bao-Miarinarivo. Au total, cinquante-quatre corps ont été dérobés ou vandalisés. Trois caveaux ont été pris pour cible. Le moment où l’acte a été commis n’est pas déterminé. Vendredi, un bouvier a prévenu les autorités après avoir relevé des traces d’effraction sur les caveaux. Les pilleurs ont déplacé les pierres tombales. Après s’y être introduits pour dérober des ossements, les malfaiteurs sont partis en laissant les caveaux ouverts. Les tombeaux pris pour cibles se trouvent dans une même nécropole. L’endroit étant situé à l’écart des zones habitées, les malfaiteurs ont sévi sans être vu. Des enquêteurs auprès des forces de défense et de sécurité se sont rendus sur placesitôt alertés. Bien équipés Les familles propriétaires des caveaux concernés se sont également ruées sur les lieux. En effectuant le constat, ils ont conclu que cinquante-quatre corps ont été pillés au total. Les caveaux cambriolés sont de type ancien, hermétiquement fermés avec des pierres tombales de grandes dimensions. D’après l’état des lieux effectué, les pilleurs opéraient à plusieurs et avaient les outils nécessaires pour déplacer les pierres. Après leur passage, tout était sens dessus dessous. Les malfaiteurs ont déchiré les linceuls pour détacher puis emmener les os longs pour laisser éparpiller sur le sol tout ce qu’ils n’ont pas pu emmener. De visu, il s’agit d’un acte répété. Les forces de défense et de sécurité estiment que la série de pillage constaté n’a pas pu se faire en une nuit. Par ailleurs, transporter d’un seul coup des ossements dérobés sur plus d’une cinquantaine de corps n’est pas évident, à moins d’utiliser un véhicule, ce qui ne semble pas être le cas, vu qu’aucun indice tendant à conforter cette thèse n’a été relevé. Les dépouilles épargnées par les pilleurs ont été remises à leurs places respectives et les pierres tombales reposées afin de fermer les caveaux. Des recherches sont effectuées pour remonter de fil en aiguille jusqu’aux brigands.
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