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Infrastructures – L’autoroute Tana-Toamasina sur les rails

Des  ponts  et  des  viaducs  agrémenteront  l’autoroute.

Annoncée depuis quelque temps, l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina sera enfin une réalisation. L’État se donne deux ans pour boucler les travaux.

Cent kilomètres de moins. L’au­toroute reliant la capitale à la ville de Toamasina sera longue de 260 km contre 365 km à l’actuelle RN2. Elle passera par Ambatondrazaka. Soit un important gain de temps. Le trajet pourra se faire en trois heures.

C’est la décision prise par le conseil des ministres hier. Les travaux dureront trois ans et seront donc terminés en 2023, année de la prochaine présidentielle.

Cette autoroute comprend deux voies de part et d’autre avec une largeur de 3,5 m chacune avec une voie de dégagement de 1,5 m de chaque côté. Il y aura en outre quatre intersections de voies en l’occurrence un échangeur à Tana, un échangeur avec intersection sur la RN44, un échangeur à Brickaville et un échangeur à Toamasina.

Des ponts, des viaducs, des tunnels, des aires de repos, des postes à péages accompagneront l’ouvrage.

Quatre bretelles permettront de rejoindre Ambaton­drazaka contre deux pour relier Brickaville. Un premier tracé de cette autoroute avait écarté le passage à Antsampanana et à Bricka­ville. Ce qui avait causé l’ire des députés de ces localités.

Tombeau ouvert

Voilà un projet d’une importance capitale pour le développement et l’économie. Vu l’ampleur du trafic en camions, la RN2 est devenue dangereuse et de plus en plus difficile à emprunter. Avec les camions, le trajet dure plus longtemps.

En terme de coût et de rentabilité de l’entreprise, c’est loin d’être une bonne affaire. En plus, l’état actuel de la route endommage les véhicules et rallonge davantage la durée du trajet. Il y a également les inévitables éboulements incontournables en période de pluie qui peuvent bloquer la circulation pendant plusieurs jours.

Pour les particuliers, la RN2 est tout simplement un tombeau ouvert avec les impitoyables camions qui occupent toute la chaussée et qui ne font guère attention comme en témoignent les nombreux accidents dont ils sont souvent victimes.

La construction de cette autoroute obéit également à une certaine logique. Avec l’extension du port de Toamasina en cours de finition actuellement, le trafic sera de plus en plus important. L’autoroute permettra d’évacuer dans un laps de temps très bref d’évacuer les marchandises et les camions. L’autoroute répondra à l’augmentation de la capacité de traitement de conteneurs du port. Il aurait manqué de cohérence entre le raccourcissement de la durée de traitement d’un conteneur au port et le temps qu’il faudrait pour acheminer les marchandises à Tana ou ailleurs.

Maintenant, il faut tenir le pari de tout finir en deux ans. C’est loin d’être une mince affaire vu l’importance du chantier mais à en croire la détermination du gouvernement, on peut gager que le défi sera relevé avec succès.

1 commentaire

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  • Quand on voit l’incapacité des gouvernements successifs à garder dans un état correct un ruban de goudron de quelques mètres de large, même sur les axes principaux (Tana-Tamatave, Tana-Antsirabe, etc.), on peut s’interroger quant à l’avenir d’un tel projet : se fera-t-il ? S’il se fait, la route sera-t-elle entretenue ou la laissera-t-on se niddepouliser comme il est d’usage à Madagascar ?
    Et les impacts environnementaux ? Cette autoroute va-t-elle entraîner une forte déforestation ?