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Patrimoine mondial – Les forêts humides de l’Est en péril

Une nouvelle méthode de surveillance des aires protégées est lancée. La surveillance des forêts humides de l’Atsinanana s’effectuera à travers la nouvelle technologie.

Les forêts humides de l’Atsinanana restent sur la liste du Patri­moine mondial de l’Organi­sation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en péril, plus de dix ans après son déclassement. Les pressions sont encore d’actualité, dans les aires protégées. « Tant qu’il y a des personnes qui vivent près des aires protégées, les pressions persisteront », indique Harinaina Léon Razafindralaisa, directeur des Opérations, auprès de Madagascar National Parks (MNP), hier, dans le cadre de la présentation de la nouvelle méthode de surveillance des aires protégées Marojejy et Andohahela, par des drones. Les exploitations des bois précieux, qui ont été les principales causes du déclassement des forêts humides de l’Atsina­nana, seraient de l’histoire ancienne dans le parc national Marojejy, selon José Wilson Andrianosy, chef secteur de ce parc national. « Mais la coupe des autres types de bois se poursuit, tout comme la culture sur brûlis », affirme cet agent du MNP.

Madagascar se lance comme défi de sortir les forêts humides de l’Atsinana­na de ce classement. Le défi est immense. Les agents mobilisés pour lutter contre le défrichement et les coupes dans la forêt sont en nombre insuffisant. « Un agent gère au moins 2 000 hectares de forêt. A Andohahela, par exemple, il n’y a que trente-cinq agents pour protéger 76 000 hectares », souligne Harinaina Léon Razafindralaisa.

L’essai de pilotage de drone par un agent de parc ayant bénéficié d’une formation.

Manque d’effectif

Avec l’appui du gouvernement Coréen, à travers l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), Madagascar va pouvoir renforcer la surveillance et la protection des aires protégées, via l’utilisation de drones. De la collaboration fructueuse entre Madagascar et le gouvernement coréen est né le projet BIOCOM, qui vise à conserver et à protéger les aires protégées de Marojejy et d’Andohahela. « Nous avons décidé d’appuyer Madagascar pour conserver son environnement, car ce pays a beaucoup de potentialité et de biodiversité. La Corée a subit les mêmes difficultés, pendant son développement », lance Hwasue Sung, conseillère et consule auprès de l’ambassade de la République de Corée.

Des agents des parcs nationaux de Marojejy et d’Andohahela ont reçu des formations sur le pilotage d’un drone. L’utilisation des drones permettrait de pallier le manque d’effectif des agents au sein des aires protégées, de surveiller une superficie assez grande de ces aires protégées, de détecter toutes actions et tentatives de destruction et pillage des ressources naturelles.

Les images obtenues des drones permettront, par la suite, d’identifier les auteurs des crimes environnementaux, afin de les traduire devant la justice. Le projet BIOCOM consiste, par ailleurs, à promouvoir les activités génératrices de revenus des habitants autour des sites protégés et à renforcer les engagements des jeunes pour la protection de l’environnement, via des formations techniques et professionnelles, et de l’éducation en vue du développement durable, dans les écoles primaires et secondaires. Le comité du patrimoine mondial de l’Unesco discutera de l’évolution de la conservation de ces sites.

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