Faits divers

Ambalavao – Des bandits tirent sur un vieil homme

Un groupe d’individus suspects a tiré sur un père de famille, samedi à Ambalavao. Cette victime et sa femme venaient de faire part d’un décès dans un village.

C’était inattendu. Alors qu’un père de famille âgé d’environ 72 ans et sa femme venaient d’annoncer un décès à leurs proches dans un village, samedi soir, ils sont tombés nez à nez avec des bandits de grand chemin armés. Les faits se sont passés vers 18 heures, dans le district d’Ambalavao.

Le couple allait rentrer chez lui, à Ambalamarina Namoly, à cette heure-là. En chemin, ils ont remarqué des individus suspects tapis dans les buissons au bord de la chaussée. Ils ont continué à marcher sans se faire beaucoup de souci. De son côté, la bande s’est montrée dès que sa proie est passée à quelques mètres. Elle a dégainé son arme pour tirer sur le vieil homme sous le regard impuissant de sa femme. Celle-ci n’a pas été touchée. Pourtant, elle est toujours sous le choc.

L’escouade d’assaillants a, tout de suite, pris le large en ne laissant aucune trace après la fusillade. Elle n’a rien emporté sur la victime.

« Nous avons amené un malade à l’hôpital, vers 2h du matin où les gardes dormaient profondément. Nous avons frappé à la porte et appuyé sur la sonnerie pour les réveiller. C’est là que nous avons également vu ce père de famille blessé par balle, transporté par une Peugeot 504 bâchée », décrit un habitant d’Ambalavao.

Pris en main

Le malheureux n’a pas été reçu à l’hôpital local qui aurait dû lui pratiquer les premiers soins et le pansement. Du coup, il a été évacué vers le centre hospitalier universitaire (CHU) Tambo­hobe, à Fianarantsoa où les médecins l’ont rapidement pris en main, selon les informations rapportées par un témoin. « Il pouvait encore se mettre debout et marcher un peu quand je l’ai vu à l’hôpital. Il a encore raconté ce qui s’est passé », ajoute-t-il. Une intervention chirurgicale aurait été nécessaire.

Interrogé sur les faits, le commandant de brigade de la gendarmerie d’Ambalavao a expliqué ne pas avoir eu vent de ce crime. « Il faut que je me renseigne sur cela », lance-t-il, sans pouvoir fournir de détail.

Suivant les explications glanées, le mobile du crime pourrait résider dans un règlement de compte. Jusqu’ici, la famille n’a pas encore porté plainte, après laquelle une enquête devrait être ouverte, pour essayer de faire la lumière sur cette affaire criminelle.