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TOLIARA – Des vols de crânes provoquent un tollé

Les pillages ont été mis à nu lorsque les familles sont venues se recueillir  sur leurs caveaux le 1er novembre.

Une série de pillages de caveaux a été découverte lorsque des familles s’y sont rendues. Des crânes ont disparu des corps. Les familles en colère clament que le pire des châtiments attende quiconque se fera attraper.

Une situation délétère s’installe à Andranomena Betsinjaky à Toliara. Une série de pillages de caveaux dans la nécropole d’Asingo a mis le feu aux poudre. « La mise en garde est lancée. Nous ne manifesterons aucune tolérance contre quiconque se fera prendre », lance Zakatia Fanoera, notable de Toliara dont la famille possède un caveau au cimetière d’Andranomena. « Les corps de nos proches et de nos ancêtres ont été dérobés, emportés puis vendus. De tels actes sont inadmissibles. Les auteurs devront les payer à des prix élevés”, souligne-t-il. Les pillages ont été constatés lorsque des familles sont venues se recueillir sur leurs caveaux pendant la fête de la Toussaint. En arrivant sur les lieux, elles étaient médusées en découvrant que les pierres tombales avaient été déplacées, les croix arrachées et les corps vandalisés. Les malfaiteurs ont pris les crânes sans emporter le reste des squelettes.

Deux caveaux sont parmi les derniers à avoir été dévalisés. De fraîches traces d’effraction ont été d’ailleurs relevées. D’autres sépultures ont été pillées un peu avant, mais c’est seulement avant-hier que ces actes ont été portés au grand jour.

Coupes sauvages

Une inquiétante dégradation de l’environnement a été de surcroît constatée. Outre les vols continus d’ossements humains perpétrés dans la nécropole, des charbonniers coupent les arbres aux alentours. Face à ce phénomène, la colère gagne encore plus les familles propriétaires de caveaux se trouvant à proximité. « Un homme averti en vaut deux. Nous avons déjà informé la police et la gendarmerie de ces coupes sauvages. Nous attendons de pied ferme les personnes qui se trouvent derrière.

Nous sommes désolés mais nous leur préparons des châtiments exemplaires », tonne Zakatia Fanoera. Le cimetière d’ Andranomena étant à l’écart des agglomérations, les pilleurs opèrent sans être dérangés. Commettant leurs actes la nuit, à l’abri des regards, les malfaiteurs ont tout leur temps et leurs actes sont répétitifs. Jusqu’à maintenant, aucune arrestation n’a encore été signalée par rapport à ces situations.

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