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Editorial

Feuille de route

6800 à 10.000km de route pour les six prochaines années. Certains ont pris cette déclaration du président de la République dans son discours de clôture du forum national des investissements pour une divagation. Les détracteurs de cette intention trouvent que c’est irréaliste. Peut-être mais le fait est que c’est un minimum pour un véritable décollage du développement. Réalité ou vue de l’esprit, l’essentiel est de reconnaître que c’est ce qu’il faut faire pour sortir le pays de sa pauvreté chronique.

Sans un réseau routier suffisant et en bon état permanent, il ne faut pas se faire des illusions. C’est le cas actuellement où les routes nationales sont en piteux état. L’État conscient de l’importance des liaisons routières va procéder à la remise à l’état des principales routes nationales toujours selon le président de la République. Pourquoi douter de la capacité financière de l’État à réaliser ce que certains considèrent comme une utopie. Il suffit pourtant d’une volonté de résoudre résolument les problèmes dans un contexte où tout est urgent et où le sens de la hiérarchie et de la priorité ne signifie plus grand chose.

L’État a bien montré dans la construction du stade Barea pour 78 millions de dollars et dans d’autres projets qu’il a les moyens de ses ambitions.

La première République a montré qu’on peut très bien con­cevoir un réseau routier avec ses propres moyens. La deuxième République avait eu comme slogan, »ne compter que sur ses propres forces » L’autoroute Tana-Toamasina va coûter 250 millions de dollars à l’État sans subvention étrangère. Une somme sans importance par rapport à ce que cette autoroute va apporter à l’économie, à la population et aux transporteurs. Eh oui, l’heure de la mendicité semble être résolue. Depuis plusieurs années on attend le bon vouloir des bailleurs de fonds pour construire des routes. On est réduit à l’assistance chinoise ou à la générosité européenne. Et comme les années d’études du projet sont plus longues que la réalisation elle-même, la construction de nouvelles routes prend énormément de temps. Les méthodes changent. l’État change de partenaires pour rattraper le temps perdu. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et que sans une bonne feuille de route, on navigue à vue.

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