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Faits divers

AMBOHIMANGAKELY – Il tue sa tante à coups de couteau

Narovana Fanantenana Raveloariniaina, fille de la défunte, détaille la scène du crime.

Philomène Razafindraibe, 43 ans, poignardée à plusieurs reprises vendredi, à Ambohi­mangakely, est décédée. Son neveu, auteur du forfait, s’est enfui et reste introuvable.

Infernal. Un jeune homme de 22 ans a assassiné sa propre tante, vendredi vers 11h30, à Ambohimangakely. Les gendarmes sont à sa recherche. Philomène Razafindraibe, 43 ans, a été la victime. Elle était mère de quatre enfants. La plus petite est âgée de 4 ans, son frère aîné de 8 ans est infirme. La femme a été tuée de neuf coups de couteau.

« Notre mère était sur la galerie et parlait avec notre cousine qui se trouvait en bas. À ce moment-là, notre cousin est sorti de chez lui. Depuis la cour, il a jeté une pierre sur maman », raconte Narovana Fanan­tenana Raveloariniaina, 16 ans, fille aînée de la défunte et témoin oculaire du crime. « Notre mère a appelé au secours. Elle a crié : Que veux-tu Tafita ? Pourquoi sur moi as-tu jeté une pierre ? Mais notre cousin n’attendait que cela pour monter avec deux couteaux.

Il est arrivé sur la terrasse, tandis que moi, j’ai surgi à la porte », enchaîne-t-elle. Sans crier gare, l’agresseur a transpercé le bras gauche de sa tante. « Là encore, notre mère a crié à l’aide. Elle nous a prévenus : ne vous approchez pas ! Tafita a des couteaux dans ses mains. Ne montez pas, sinon vous serez aussi blessés », décrit Narovana Fanantenana. Un autre témoin a été menacé de mort par l’agresseur en tentant d’alerter l’entourage. Le délinquant a continué à larder sa victime. « Cela n’a même pas duré cinq minutes. Je me suis efforcée de protéger notre mère. Alors, ma main a été touchée par le couteau », précise l’adolescente.

Opérée

Le bourreau en a fini. Il a poussé sa tante de la terrasse et l’a envoyée dans l’escalier. Elle a dégringolé et sa tête s’est aplatie contre un pilier en béton. Elle a tout de suite été dans le coma. Le criminel est parti. « Nous n’avons pas pensé à l’appréhender car, tôt ou tard, nous l’aurons.

L’urgence pour nous était de sauver notre mère», soupire notre interlocutrice. « J’ai croisé notre neveu quand je suis rentré du travail. Je suis camionneur. Nous nous regardions sans nous parler. Il était tout rouge. J’ignorait encore ce qu’il venait de perpétrer. Notre chef de fokontany m’a ensuite averti », explique Serge Njakamiary Raveloariniaina, le mari de la défunte. Après son intervention neurochirurgicale, la victime a succombé. L’enquête de la gendarmerie est en cours.

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