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Télécommunications – Airtel lorgne aussi sur la fibre

Les opérateurs attendent la concrétisation de la promesse de libéralisation de la fibre.  Airtel en rajoute une couche.

Prêt à investir. C’est en ces termes que l’opérateur annonce son intention de grappiller sa part de marché sur la connectivité internet, via la fibre optique, au même titre que la concurrence depuis la promesse gouvernementale portant sur la libéralisation de ce marché précis. « Depuis plus de deux décennies maintenant, Airtel Madagascar œuvre pour une plus large démocratisation des services de télécommunication en s’appuyant davantage sur la modernisation des infrastructures du réseau. Des efforts qui se heurtent, depuis 2014, au cadre réglementaire interdisant aux opérateurs titulaires de licence de construire, d’installer ou de déployer de nouvelles capacités de transmission de fibre optique dupliquant les liaisons nationales existantes », déplore Eddy Kapuku, Directeur Général de l’enseigne. D’après lui, à cause de la bande passante limitée, l’utilisation des faisceaux hertziens constitue un frein majeur au développement numérique et, notamment, pour l’exploitation extensive de la technologie 4G qui requiert une grande capacité de transmission des données. « La solution reste la libéralisation du marché de la fibre optique comme annoncé par l’Etat ». Ce dernier s’est engagé à concrétiser sa volonté de libéraliser le secteur des télécommunications à travers le ministre des Postes, des Télécommu­nications et du Développe­ment Numérique qui a dénoncé la situation monopolistique. Situation qui représente, avec le niveau élevé des droits d’accises, la raison pour laquelle internet reste encore un luxe pour la majeure partie des consommateurs.

Moitié prix

Pour le moment, le coût de l’accès à la fibre reste au dessus de la barre des 200 000 Ariary alors que chez certains pays voisins, le même type de forfait tourne autour de 25 euros soit à peu près la moitié du tarif le plus accessible présentement au pays. En situation de monopole, les prix sont souvent sujets à une tendance à la hausse. Une situation qui va à l’encontre de la politique de démocratisation internet véhiculée par les autorités. « Nous ne pouvons plus accepter que la situation reste monopolistique. D’autres opérateurs se plaignent de ne pas pouvoir investir correctement. L’ouverture du marché pour le développement des infrastructures est aujourd’hui une priorité pour le ministère », a annoncé Christian Rama­rolahy, ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement Numé­rique au mois de mai. Depuis cette déclaration, les opérateurs qui n’ont pas encore accès à l’exploitation de la fibre s’impatientent. « La concrétisation de cette promesse constituerait un signal fort de la part du gouvernement en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires, de la sécurisation des investissements par la mise en place d’un cadre juridique et règlementaire stable ainsi que la simplification des procédures.L’impact ultime de cette décision mettra fin à la fracture numérique entre les différentes catégories sociales grâce à la réduction de cette facture », soutient le premier responsable d’Airtel.

 

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