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Cancer du col – Faible taux de participation au dépistage

L’augmentation des dépistages est l’une des préventions avancées par le ministère de la santé publique pour pallier ce type de cancer.

Sur les femmes enquêtées dans le cadre de l’ESMD 2021, seulement 1% avaient déjà effectué un test de dépistage du cancer du col de l’utérus. Des efforts sont menés afin de prévenir cette maladie.

L’enquête démographique et de santé 2021 présentée cette semaine a indiqué un faible taux de participation des femmes au test de dépistage du cancer du col. Dans le cadre de l’enquête, il a été demandé aux femmes entre 15 à 49 ans, si elles avaient entendu parler du cancer de col de l’utérus et d’un test pour ce cancer. On a aussi demandé si elles avaient effectué un test et dans l’affirmative, quand ce test avait eu lieu et quel en était le résultat. Dans l’ensemble, 32 % des femmes de 15–49 ans ont déclaré avoir entendu parler du cancer du col de l’utérus et 17 % connaissaient l’existence d’un tes t de dépistage. Cependant, seulement 1 % avaient déjà effectué un test.

Alors que le test de dépistage doit être effectué périodiquement, notamment à partir de 35 à 40 ans, des facteurs pourraient expliquer ce chiffre. « On pourrait citer quelques points comme la culture du dépistage qui n’est pas ancrée dans la population. L’accessibilité en termes de coût pourrait entrer en jeu. Enfin, la peur d’être ausculté par des médecins est également à considérer », indique le Docteur Malala Razakanaivo, oncologue. Le dépistage précoce est particulièrement recommandé par les médecins afin de détecter le plus tôt possible la survenue de cette maladie à forte létalité et débuter à temps un traitement pour augmenter les chances de guérison.

Prévention

« Si on trouve que le cas est suspect, on part sur un traitement. L’infection pourrait se transformer en cancer entre 5 à 15 ans de la contraction du virus. Dans la mesure où la personne qui contracte le virus est dépistée, la lésion pourrait être traitée et le risque de développer un cancer est réduit », enchaine l’oncologue. La lutte contre le cancer du col de l’utérus, qui est considéré comme le deuxième cancer qui touche les femmes, avance. L’OMS avance des objectifs afin d’éliminer le cancer du col de l’utérus à l’Horizon 2030. Outre l’augmentation des cas de dépistage, la vaccination de 90% des filles de moins de 15 ans contre le HPV fait partie des objectifs. Pour le cas de Madagascar, un plaidoyer a été même effectué par le ministère de la Santé publique afin d’intégrer la vaccination contre le HPV dans le cadre du programme élargi de vaccination en 2023. « Le ministère de la santé publique à travers la DPEV a porté un plaidoyer par rapport à cette intégration. Cette dernière serait en cours de validation », conclut le Docteur Vincent Rakotoarisoa, directeur national de la lutte contre les Maladies non Transmissibles.

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