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Mahajanga – Des trafiquants de tortues arrêtés

La chasse aux espèces menacées d’extinction se poursuit. Trois trafiquants de tortues de mer ont été arrêtés à Mahajanga.

Sept tortues marines ont été capturées par des pêcheurs à Mahajanga. Deux n’ont pas survécu, cinq auraient retrouver leur milieu naturel. « On les a remis à la mer. Elles sont en bonne condition physique, donc, il n’y a pas de risque qu’elles meurent après cet incident », affirme Lala Mihaja Ratsi­tohaina, chef de service de la Pêche dans la région Boeny, joint au téléphone, hier. Sur des photos, une des tortues mortes a le bras coupé, et les trafiquants ont enlevé la carapace de l’autre. Des carapaces vides ont été, également, saisies sur les trafiquants. Ce n’est, donc, pas la première fois qu’ils pêchent illicitement cette espèce marine. Selon une source, les trafiquants utilisent un filet spécial pour les piéger.

Ces animaux classés dans l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ont été retrouvés chez un homme et deux femmes, dans la nuit du jeudi au vendredi. Ce sont les éléments de la brigade du port dans la ville des fleurs qui ont mis la main sur ces trafiquants. Ils ont été arrêtés et sont en garde à vue. Comme il s’agit d’espèce menacée par la CITES, ces trafiquants peuvent encourir une peine d’emprisonnement ferme.

Intoxication
Ce serait la première fois que des trafiquants seraient appréhendés avec d’aussi importantes quantités de tortues de mer, dans cette région du Boeny. Elles sont, surtout, exploitées pour leur viande. « On vend leur viande sur les marchés. Bien sûr, nous prenons notre responsabilité par rapport à ce fléau. Mais cette fois-ci, je doute qu’il y ait autres choses derrière ce trafic. Les individus capturés sont très nombreux », enchaîne Lala Mihaja Ratsitohaina.

Les responsables de la Pêche dans la région du Boeny affirment que les tortues marines sont menacées d’extinction. Mais vraisemblablement, leur exploitation est difficile à circonscrire. Les habitants du Nord-Ouest sont connus pour être des consommateurs habituels de leur viande. En 2014, huit enfants ont succombé pour avoir consommé des tortues de mer qui se sont nourries d’algues, toxiques pour les hommes, et quarante autres personnes ont été hospitalisées. Cette année, une intoxication alimentaire provoquée par la consommation de cet animal a fait quatre morts et une cinquantaine de malades.

1 commentaire

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  • Pourquoi les policiers ou responsable sanitaires ne réagissent pas immédiatement dès qu’il y a un(e) vendeur(se) de viande de tortue, en plus sur la place publique. C’est défier clairement l’administration malgache. Mauvaise image au profit des clandestins tout fier à narguer l’intelligence nationale.
    Ces personnes arrêtées ont droit à dénoncer toute la liste de leur client, et en même temps une lourde amende jusqu’à saisie de leur bien acquis dans cette chasse illégale et mortelle sans scrupule. Qu’il soit une peine exemplaire, préventive dans toute la contrée.