Faits divers

Arivonimamo – Une famille cherche à brûler vif son voleur

Empêchée par la police, toute une famille a failli brûler vif et tuer son voleur pris la main dans le sac, hier, au marché d’Arivonimamo. Cinq personnes arrêtées.

Le pire évité de justesse. Un homme pris en flagrant délit de vol à la tire a été la proie de la rage d’une famille qui aurait bien voulu se faire justice contre lui. Les faits se sont passés en plein marché d’Arivonimamo, hier matin. Sans la police, le malfrat aurait été fixé sur son sort.
Tout a commencé au moment où la victime allait acheter tous les nécessaires à un retournement de morts ou « famadihana ». Poursuivie, elle a été tenue à l’œil par le pickpocket qui n’a pas hésité à s’approcher d’elle en temps opportun pour lui faire la poche en un éclair. Trahi par ses propres mouvements, ses mains ont été attrapées par sa cible et il n’a pu tenter le moindre geste face à une foule déjà amassée à cause des bruits de voix. `

Habitants d’Anosizato
« C’était là que la victime et sa famille ont menacé de l’incinérer vif et de lui appliquer la vindicte populaire. Malgré les persuasions de certains témoins pour tenter d’avorter leur tentative, elles ont toujours campé sur leur position, celle de l’exécuter publiquement », rapporte une source civile.
Appelés à intervenir, des policiers se trouvant non loin de là sont arrivés sur place pour prendre le voleur et l’embarquer au commissariat de la sécurité publique où il allait être interrogé.
Le tout s’est déroulé sans incident du fait que la cohue a, finalement, cédé. Après quoi, elle s’est dispersée. De leur côté, les commerçants sont, eux aussi, retournés à leur place.
L’enquête a été menée immédiatement. Verbalisé, l’auteur principal de l’acte a vendu la mèche en dénonçant ses quatre présumés complices dont deux femmes. Peu de temps après, ses
comparses sont tous tombés dans les filets de la police.

D’après une bribe d’informations de leur interrogatoire, ils sont des habitants d’Anosizato et partis à la première heure à Arivoni­mamo pour voler. « Ils font toujours équipe, mais l’on a, jusqu’ici, ignoré combien de personnes ils ont déjà dévalisées », selon un enquêteur. Cette fois, aucun billet qu’ils auraient arraché à la dernière victime n’a été retrouvé sur eux. Leur proie ne l’a pas non plus indiqué aux détectives du commissariat local. Aux derniers renseignements signalés, ces filous seront traduits au Parquet lundi.