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Comores – Le chiffre de la participation au référendum remis en cause

Opération de vote à Moroni, aux Comores, lors du référendum constitutionnel, le 30 juillet 2018.

Après la victoire massive du « oui » à 92,74% au référendum constitutionnel des Comores, tous les regards sont tournés vers le taux de participation national annoncé par la Céni à près de 64%. Nombre d’observateurs, à travers tout l’archipel, remettent ce chiffre en question et parlent de bureaux de vote déserts.
« Vous n’êtes pas restés toute la journée devant un bureau pour savoir mieux que la Céni ?! ». C’est avec ce type d’arguments que Mohamed Daoud, le ministre de l’Intérieur balaie les suspicions d’un revers de main. « Mais il n’y a pas eu bourrage d’urne, poursuit le ministre au micro de RFI. S’il y a des gens qui se plaignent, qu’ils aillent faire une requête auprès de la Cour. Ils ne connaissent pas la spécificité des Comoriens. Naturellement, les gens votent vers la fin. Les Comoriens ont pu exercer leur droit de vote dans la transparence, mais également en toute liberté. Est-ce que dans un pays comme le nôtre, des gens peuvent empêcher aux Comoriens de ne pas voter ? »
À Bahani, un village à 13 km au Nord-Est de la capitale, la notabilité très respectée, avait appelé à l’abstention sous peine d’amende, comme l’explique cet électeur : « Il y a une décision de notre notabilité, à toute personne de notre localité qui va voter, on va le bannir de la vie sociale et politique. On avait peur d’aller voter comme quelqu’un comme moi qui n’ose pas avoir 1 000 euros pour amende. Il y a une seule personne de notre localité qui s’était présentée pour voter, le maire de notre commune et c’est le seul. Or on a vu un chiffre de deux cents personnes qui ont voté, je suis étonné ».

© RFI

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