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Disparition – La communauté artistique pleure Bakomanga

Une  véritable  passionnée,  Mariette  Rasoarinala  dit Bakomanga  laisse  orpheline  toute  la  communauté artistique.

On a appris hier la disparition de l’une des plus illustres personnalités artistiques de la Grande île. Bakomanga, celle qui a arboré les couleurs du folklore malgache nous a quittés.

Une véritable icône de la musique et de la culture malgache dans toute sa splendeur, elle compte parmi celle qui aura longtemps fait l’unanimité dans le cœur du public grâce à son talent. Une artiste accomplie, fière et passionnée, mais pardessus tout d’une grande générosité, Mariette Rasoarinala n’a cessé d’envoûter plusieurs générations de sa grâce et de ses pas de danses, le tout su blimé de son doux sourire à chacune de ses apparitions. De ses premiers pas au-devant de la scène au sein du groupe Ramafadrahona dans les années 60, elle en a retenu ce qui deviendra son nom de scène, Bakomanga, ce nom avec lequel elle forgera une carrière des plus riches. Bakomanga nous a quittés hier après-midi des suites d’un accident vasculaire cérébrale selon la famille. Agée de 67 ans, elle n’a cessé de faire preuve d’un grand dynamisme en s’illustrant à chaque fois à travers des chorégraphies tradition­nelles aussi douces que poétiques, qui subliment ses chansons. C’est ainsi avec une grande tristesse que l’on a appris sa disparition et que la communauté culturelle dans son intégralité pleure l’une de ses matriarches.

Au-delà de son cercle familial qui s’est parfaitement bien imprégné de ses valeurs et de son amour pour la musique traditionnelle, Mariette Rasoarinala dit Bakomanga s’est également imposée auprès de ses illustres pairs par son engagement.

Forte et engagée

Une femme forte et surtout engagée envers la promotion de la culture malgache, elle conquiert grâce à sa troupe la scène nationale, mais également la scène internationale. De l’Hexagone aux Etats-Unis, en passant par l’île Maurice ou l’Algérie, jusqu’­ au Japon même, Bakomanga a su émerveiller le public en arborant fièrement les couleurs de la Grande île. Elle fut d’ailleurs l’une des prestigieux invités du « Brooklyn Academy of Music » de New York dans le cadre du programme « Dance Africa » en 2014 pour y évoquer son parcours exceptionnel et son amour de l’art. Energique reste sans doute le qualificatif que l’on retiendra le plus d’elle e t son énergie ne cessera d’inspirer ses pairs, qui tous à l’unanimité pleure désormais sa disparition.

« Eh ry ilay Bakomanga, miverena re modia! Eny fa manina anao any aho, ka misento anao olon-tiana » chante ses nombreux fans.

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