Éléonore JOHASY - «La culture n’est pas limitée à la capitale»


Un renouveau plus épanouissant, mais qui rentre, néanmoins, dans la continuité de ce qui a été fait par son prédécesseur. C'est ce qu’Éléonore Johasy promet à tous les acteurs culturels. FraÎchement désignée comme ministre de la Culture, de la promotion de l'Artisanat et du sauvegarde du Patrimoine, au sein du gouvernement de Christian Ntsay, c'est une femme qui s'affiche comme étant des plus accessibles et compréhensives, qui s'est présentée aux fédérations et syndicats des artistes, qu'elle a reçus en audience à la Bibliothèque nationale à Anosy, hier, à 15 heures. Elle, c'est Éléonore Johasy, la ministre actuelle qui ne cache pas son attachement à la culture et aux traditions du pays. Il en est de même pour son engouement pour les diverses activités que les acteurs culturels entreprennent actuellement pour la valorisation de l'art, l'artisanat et le patrimoine national. C'est dans la salle Georges Andriamanantena que la ministre a ainsi tenu une table ronde avec essentiellement des poètes, des auteurs, des orateurs, des compositeurs et des musiciens traditionnels, pour l'occasion. « Actuellement, la scène culturelle que l'on représente ici aujourd'hui peine à se suffire à elle-même. C'est pourquoi, cette rencontre avec vous est important, car on a besoin que vous soyez constamment à notre écoute et que vous veilliez à notre épanouissement commun », souligne Ndriana Ramamonjy, membre du Syndicat des artistes, en ouvrant l'audience. Envies et partages Durant plus de deux heures, tous assis autour de la table, ils se sont relayés pour prendre la parole. Ils ont évoqué l'un après l'autre, les difficultés qu'ils rencontrent par rapport à leur domaine artistique respectif, mais surtout leurs envies et leurs attentes vis-à-vis de la nouvelle ministre. Évidemment, les questions de droit d'auteur ont aussi été abordées, Haja Ranjarivo, directeur de l'Office malgache des droits d'auteurs (Omda) ayant été aussi de l'assistance. L'Office malgache du cinéma (Omaci), quant à lui, a compté parmi les grands absents. Fait surprenant, les artistes ont aussi profité de cette rencontre avec la ministre pour évoquer leurs contraintes face aux taxes qui leur sont imposées. Ces derniers évoquent l'épanouissement d'une entreprise culturelle qui serait alors plus libre en termes de créativité, mais aussi plus viable par rapport au marché des artistes. « On ne va pas tourner autour du pot, ce qui importe, à l'heure actuelle, c'est qu'on soit ensemble le plus efficace possible. Ainsi, je vous invite, avant tout, à faire preuve de solidarité. La promotion de la culture ne concerne pas uniquement la capitale, mais le pays tout entier, ainsi il nous faut renforcer ensemble l'union et la relation entre le ministère et les artistes de tous horizons. Je compte aussi sur vous pour faire valoir le fihavanana entre nous tous à travers vos actions», affirme Éléonore Johasy. D'une manière assez évasive, la ministre s'affirme quand même être plus à l'écoute des acteurs culturels. Ne serait-ce que pour les six mois où elle sera à la tête de ce ministère. Plutôt optimiste, quant à sa sincérité, les représentants des fédérations et syndicats des artistes souhaitent que ce genre de partage et d'échanges avec le ministère se fasse d'une manière plus ponctuelle.
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