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Série de disparitions – Les autorités parlent d’enlèvement

Le ministre de la Sécurité publique, Fanomezantsoa Randrianarison.

Le ministère de la Sécurité publique et la Gendarmerie nationale réagissent, face aux séries de disparitions inquiétantes. Une autre victime a été retrouvée vivante, mais très fatiguée, hier.

Pour une première fois, les autorités, à travers le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général de la Police nationale, Fanomezantsoa Randrianarison, affirment l’existence d’enlèvement de jeunes filles. « Nous enregistrons trois cas, sauvés par la Police nationale. », déclare-t-il, hier en fin d’après-midi. C’était dans le cadre de la dernière victime des malfaiteurs, Mariolle, hospitalisée au service des urgences du Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa).

Mariolle est une jeune fille de 21 ans, portée disparue, hier en fin de matinée, après son inscription dans un institut de formation de la langue Anglaise, à Ampefiloha. Elle a été retrouvée dans un état second dans les quartiers des 67 Ha, quelques heures plus tard. Mirana, la jeune fille de 21 ans, sortie de chez elle pour aller dans l’épicerie du quartier, a disparu à Behoririka, mercredi vers 18 heures et a été retrouvée à Itaosy, près de deux heures après sa disparition. Et Sarah, la jeune fille que ses ravisseurs ont libéré à Ambohimiandra, il y a une semaine, a été retrouvée après quatre jours de disparition.

Peur des hommes

Ces victimes se trouvaient dans le même état, une fois, relâchées par leurs ravisseurs : traumatisée, fatiguée, inconsciente. « Elle ne nous a pas reconnu et a refusé de nous suivre. », raconte Mariollah, la grande sœur de Mariolle.

Autres similitudes: la peur des hommes, même les membres de leurs familles. « Elle a crié et a voulu s’enfuir, lorsqu’elle a vu notre père et notre frère. », renchérit Mariollah. Des proches de Mirana et de Sarah témoignent, également, qu’elles ont peur des hommes.

Pour le cas de Mariolle, une plaie superficielle a été vue sur son index droit. « Comme si on lui a fait une prise de sang. », suppose sa grande sœur. « Elles’est plainte que cela lui faisait mal. », rajoute-t-elle.

Ces victimes sont incapables de fournir les informations clés sur «leurs rapts», jusqu’ici. Ce qui ne permet pas de connaître davantage sur le mode opératoire des ravisseurs et sur leurs identités. Les informations disponibles sont celles données par des « témoins ».

La commerçante, qui a vu Mariolle aux 67 Ha, a raconté à sa famille, qu’elle a demandé à se réfugier chez elle, car elle aurait été poursuivie par quatre hommes. Une amie de la jeune fille a, également, raconté qu’elles étaient dans le même bus et qu’elle était descendue à Ankadimbahoaka, en suivant deux hommes inconsciemment, alors que c’est à Mahazoarivo qu’elle devait descendre. Sa sœur raconte, en outre, qu’avant d’être injoignable, elle avait envoyé plusieurs « Rappelle-moi », à sa famille, et dans un message qu’elle a envoyé à son père, elle a écrit « je suis très étourdie ».

Pour le cas de Mirana, elle se serait fait éjecter d’un véhicule particulier près de l’hôpital à Itaosy, dans la nuit du mercredi. Sarah a été, également, relâchée par ses ravisseurs à bord d’un véhicule.

Quels sont les intérêts des auteurs de ces actes ? Le vol n’est pas vérifié. Le sac à main de Mariolle et tout ce qu’elle y a mis, dont son téléphone portable, ont été sur elle, lorsque sa famille l’a retrouvée. Le cas de viol n’est pas évoqué non plus, jusqu’ici.

Le ministre de la Sécurité publique indique que les enquêtes sont en cours. Des réquisitions de véhicules mentionnés par les témoins de ces rapts auraient été déjà faites.

Des prélèvements effectués sur Mariolle

Des prélèvements ont été effectués sur Mariolle. Le ministre de la Santé publique, le professeur Zely Randriamanantany, indique qu’il y a, probablement, des substances étrangères dans son organisme. Ce qui fait qu’elle est dans un état second. « Les proches des autres victimes ont témoigné qu’elles ont traversé une phase d’inconscience. Nous allons découvrir à travers ces prélèvements, les origines de cet état d’inconscience », explique-t-il. Mariolle ressemblerait à une personne qui a pris des somnifères. Éveillée, elle ne répondrait pas aux questions qu’on lui pose et ferait des regards fixes, sur le lit d’hôpital.

Sécurité à renforcer au niveau des écoles

La sécurité sera renforcée au niveau des écoles, pour protéger les enfants de l’enlèvement. Des agents de police feront la ronde au niveau des établissements scolaires. Les établissements scolaires dans la Circonscription scolaire d’Antananarivo ont comme instruction d’interdire à leurs élèves de traîner à l’extérieur de l’enceinte de l’école. Soit ils entrent dans la cour de leur établissement scolaire, soit ils rentrent chez eux. La police nationale invite, par ailleurs, les parents, à accompagner leurs enfants à l’école, et à les récupérer, à la fin des classes.

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