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Fête nationale – Lampions et feux d’artifice supprimés

Ni  lampion  ni  feu  d’artifice  pour  le  60e anniversaire du  retour  à  l’indépendance.

Le 60e anniversaire du retour à l’indépendance aura une ambiance de confinement. À part le défilé militaire à huis clos, tout autre événement est retiré du programme.

Ni lampion, ni feu d’artifice. Il s’agit d’une première dans la célébration de la fête nationale. Crise sanitaire oblige, les festivités du 60e anniversaire du retour à l’indépendance seront relativement ternes, sous l’ombre du coronavirus.

Comme l’indique le général Guerson Randrianatoandro, qui préside le comité d’organisation des festivités d’indépendance, « il n’y aura ni lampion, ni feux d’artifice ». À l’allure où se propage le virus, il est probable que l’état d’urgence sanitaire soit toujours en vigueur, le 26 juin. Pareillement, des régions pourraient être maintenues en confinement. Eviter tout attroupement, tout rassemblement de foule est alors, le mot d’ordre de l’organisation de la célébration de la fête nationale.

Contrairement à chaque année donc, les citoyens n’auront pas le droit de flâner en famille, dans les rues, avec des lampions, durant la soirée du 25 et 26 juin. Le traditionnel rendez-vous pyrotechnique à chaque 25 juin, à partir de 19 heures, dans toutes les grandes villes du pays, est, également, annulé. Pareillement, aucun événement culturel ou historique, aucun spectacle populaire ne seront organisés, ni autorisés.

Souveraineté

Pour compenser le s concessions imposées par la conjoncture sanitaire, les organisateurs des festivités d’indépendance misent sur une programmation audiovisuelle d’exception. Le but étant de faire vivre, impliquer les citoyens dans la célébration du 60e anniversaire du retour à l’indépendance, de chez eux. Comme annoncé depuis quelques jours, le seul événement maintenu au programme est la parade militaire.

« Nous allons célébrer le 60e anniversaire du retour à l’indépendance, mais aussi, le 60e anniversaire de la création de l’armée », rappelle le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale. Durant un point de presse à son bureau à Ampahibe, hier, il explique que « le maintien du défilé militaire sert à démontrer que la nation malgache reste debout malgré la conjoncture. Qu’elle est indépendante. Que Madagascar est un pays souverain. Une souveraineté que démontre et défend son armée ». La parade militaire n’échappe, toutefois, pas aux impératifs sanitaires.

Le défilé militaire se fera à huis clos, sur l’avenue de l’indépendance, à Analakely. Sauf changement, le nombre des participants sera réduit à l’essentiel. Pareillement, l’assistance pourrait ne pas dépasser les cinquante personnes. « Le Président de la République, les autres chefs d’institution, les ministres chargés des Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que le ministre de la Santé », seraient parmi les seules personnalités qui seront présentes pour assister à la parade militaire, à en croire le général Randrianatoandro.

Le défilé militaire sera, lui aussi, largement diffusé par les canaux audiovisuels. Durant le point de presse d’hier, le ministre de la Défense nationale a appelé chaque ménage à hisser le drape au national. Une manière d’affirmer l’attachement à l’indépendance et la souveraineté de la nation, mais aussi, une manière de prendre part à la fête en l’auréolant des couleurs « blanc, rouge et vert ».